Du streaming aux réseaux sociaux, le temps d’écran dépasse 4 heures chez 69 % des Français

Ecrit par Yves Vaugrenard

temps ecran des francais en hausse

Du matin au coucher, les écrans rythment les loisirs, les échanges et les déplacements. Vos usages numériques quotidiens s’additionnent presque imperceptiblement, jusqu’à absorber une part considérable de chaque journée connectée désormais.

Le ressenti trouve un écho dans les chiffres. Selon une étude de Spliiit menée en mai 2026, 69 % des répondants passent au moins quatre heures par jour devant un écran. Cette hyperconnexion des Français révèle un paradoxe, les plateformes occupent davantage les journées, tandis que progressent la lassitude et les arbitrages budgétaires. Déjà trop.

Plus de six heures d’écran pour 43 % des Français

L’étude publiée en mai 2026 mesure le poids pris par les écrans dans les journées des Français. Selon ses résultats, 69 % des répondants déclarent au moins quatre heures par jour, une durée quotidienne d’exposition qui traverse travail, échanges et loisirs.

Le seuil monte nettement pour une large part du panel puisque 43 % dépassent six heures quotidiennes. Parallèlement, 22 % font état d’une augmentation des usages au fil des dernières années. Les consultations se concentrent plutôt en journée pour 53 % des sondés, contre 41 % le soir.

Le smartphone domine, le streaming arrive en tête des usages

Les Français distinguent leur appareil principal des contenus qu’ils y consultent. Le smartphone au quotidien domine chez 48 % des répondants, devant l’ordinateur à 38 % et la télévision à 11 %, sans pour autant résumer la diversité des pratiques observées.

Les loisirs audiovisuels occupent la première place, puisque 85 % utilisent des plateformes de streaming pour regarder films et séries. Les réseaux sociaux suivent à 70 %, devant les activités professionnelles et scolaires à 67 %, la musique et les podcasts à 58 %, puis les jeux vidéo à 45 %. Pour Netflix, Disney+, Amazon Prime Video ou Canal+, 29 % alternent smartphone et télévision, contre 11 % sur smartphone uniquement.

Cinq abonnements ou plus pour plus d’un quart des Français

La multiplication des services payants se lit directement dans les portefeuilles numériques. Plus d’un quart des Français possèdent cinq souscriptions ou davantage, un cumul des abonnements qui associe vidéo, musique, contenus premium et formules supprimant la publicité.

Le budget varie sensiblement selon les répondants. Les dépenses numériques mensuelles atteignent 20 à 50 € pour 44 % d’entre eux, tandis que 25 % déboursent plus de 50 €. L’étude relève aussi que 59 % ont vu leur budget progresser ces dernières années. La multiplication des plateformes, combinée à la hausse des tarifs, pousse désormais de nombreux abonnés à réexaminer les services conservés.

Les contraintes financières poussent à résilier

Le prix pèse directement sur la conservation des services numériques. Parmi les répondants, 67 % ont déjà procédé à une résiliation pour raisons financières. Ces arbitrages budgétaires traduisent la recherche d’offres plus flexibles, capables de préserver l’accès aux contenus sans renoncer à la réduction des dépenses. Jonathan Lalinec, cofondateur de Spliiit, relie cette tendance à un équilibre recherché entre usages, temps disponible et budget.

Mais nous observons une évolution des comportements : les consommateurs veulent continuer à profiter de leurs services numériques tout en gardant le contrôle sur leur temps et leur budget. Cette recherche d’équilibre explique pourquoi les Français rationnalisent davantage leurs abonnements et recherchent des solutions plus flexibles et économiques.

Jonathan Lalinec, cofondateur de Spliiit

Près de sept Français sur dix jugent leur temps d’écran excessif

Le ressenti complète les volumes horaires sans se confondre avec eux. 69 % des Français interrogés estiment passer trop de temps devant leurs écrans. Cette perception signale une fatigue numérique, distincte des 69 % déclarant au moins quatre heures d’exposition quotidienne.

Les services numériques restent pourtant ancrés dans le travail, les échanges, l’information et les loisirs. Le sentiment de saturation naît alors de leur présence continue, nourrie par les notifications et l’abondance des contenus. L’étude révèle ainsi une tension persistante entre l’utilité de ces services et le souhait de limiter les sollicitations au fil de la journée.

Yves Vaugrenard

Portant un regard curieux sur la stratégie médiatique, Yves s’intéresse à l’innovation en communication depuis des années. Son parcours, nourri de collaborations dans des domaines variés, lui a permis de saisir comment les marques peuvent mieux interagir avec leur public. On l’invite souvent à partager ses idées sur les nouvelles tendances médiatiques, où il apporte un éclairage concret et toujours ouvert aux évolutions du secteur.

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