L’huile d’olive ne couvre pas tous les besoins en bons gras de l’alimentation après 50 ans

Ecrit par Yves Vaugrenard

Assiette de légumes, noix et poisson avec huile d’olive après 50 ans

Le filet d’huile sur les légumes inspire confiance, mais dit peu du reste de l’assiette. Même avec un équilibre alimentaire après 50 ans en tête, certains apports échappent au regard.

Une étude de Quintesens relève que 93 % des répondants savent que leurs besoins nutritionnels changent avec l’âge. Cette lucidité peut laisser des lacunes intactes. Quand il s’agit de la qualité des matières grasses, l’huile d’olive peut occuper toute la place, au détriment d’autres apports. Un choix rassurant suffit-il à accompagner le vieillissement en bonne santé ? Pas à lui seul.

Après 50 ans, une vigilance accrue et des doutes sur l’assiette

Passé 50 ans, 80 % des personnes interrogées disent surveiller davantage leur santé. Dans l’enquête Quintesens, 68,5 % placent le fait de vieillir en bonne santé parmi leurs priorités de santé. Ils sont 93 % à savoir que l’évolution des besoins nutritionnels accompagne l’âge. Ces intentions ne disent pourtant rien de leurs repas.

Mais les bons réflexes suivent-ils dans l’assiette ? Parmi les répondants, 38,7 % doutent que leurs habitudes alimentaires soient adaptées. Pour s’informer, 37,2 % consultent des sites spécialisés, contre 21,5 % qui citent leur médecin traitant et 14,9 % les diététiciens ou nutritionnistes. Sans précision sur la méthode de l’enquête, ces résultats ne peuvent être étendus à toutes les personnes de plus de 50 ans.

L’huile d’olive, premier choix de près de huit répondants sur dix

Dans les réponses recueillies par Quintesens, l’huile d’olive distance nettement les autres. Interrogés sur les huiles principalement utilisées, les sondés citent les mélanges, puis le colza et le tournesol. L’écart se lit dans les chiffres :

  • Huile d’olive : 79,2 % ;
  • Mélange d’huiles : 7,7 % ;
  • Huile de colza : 5,9 % ;
  • Huile de tournesol : 4,5 %.

Au moment de choisir une huile, la santé l’emporte nettement sur le prix et le goût. Parmi les critères d’achat, les bénéfices pour la santé arrivent en tête chez 50 % des répondants, devant le caractère bio (22,1 %) et l’origine (14,2 %). Le goût (8,4 %) et le prix (5,4 %) ferment la marche. Ce classement décrit leurs motivations déclarées, non l’équilibre global de leur alimentation.

Les oméga-9 de l’huile d’olive ne remplacent pas les oméga-3

Dans l’assiette, l’huile d’olive a toute sa place : elle apporte surtout des oméga-9. Ces acides gras mono-insaturés n’ont pas le même profil que les oméga-3. En raison de sa faible teneur en oméga-3, l’huile d’olive ne peut fournir à elle seule tous les bons gras recherchés, et elle n’apporte pas de DHA.

Il ne s’agit pas de renoncer à l’huile d’olive, mais de varier les apports. Dans l’enquête Quintesens, 69 % disent changer d’huile au moins de temps en temps : 31,1 % très fréquemment et 38,1 % occasionnellement. Cette pratique rappelle la complémentarité nutritionnelle des huiles végétales ; les poissons gras, eux, fournissent le DHA que l’olive n’apporte pas.

Le poisson gras manque au menu hebdomadaire de 37,4 % des sondés

Quintesens relève que 37,4 % des sondés mangent du poisson gras moins d’une fois par semaine. Leur consommation hebdomadaire de poisson gras varie : 21,4 % en prennent deux à trois fois par mois, 11,3 % une fois par mois ou moins et 4,7 % jamais. À l’autre bout, 34,6 % en mangent une fois par semaine et 27,5 % au moins deux fois. Les recommandations nutritionnelles françaises conseillent deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras, source de DHA, comme sardines, maquereau ou saumon.

Le bon réflexe est donc de diversifier ses sources de matières grasses : varier les huiles et les sources de bons gras pour mieux équilibrer ses apports au quotidien.

Sébastien Loctin, fondateur de Quintesens

Le DHA, encore mal identifié par plus d’un répondant sur deux

À quoi renvoie le sigle DHA ? Dans l’enquête Quintesens, 56 % des répondants disent ne pas le connaître ou hésitent à le définir : la connaissance du DHA reste donc inégale parmi eux. Présent dans les poissons gras, cet acide gras appartient aux oméga-3 à longue chaîne, différents des oméga-3 apportés par certaines huiles végétales.

Parmi ceux qui le connaissent, 79,7 % l’associent au cerveau et à la mémoire, 57,3 % à la santé cardiovasculaire, 32,1 % à la vision. Sur le plan nutritionnel, le DHA contribue au fonctionnement cérébral normal et au maintien d’une vision normale. Ces réponses sont des associations déclarées, non des preuves d’un effet spécifique du DHA sur la mémoire ou la santé cardiovasculaire.

Quelles sources de bons gras alterner au quotidien ?

Une salade peut recevoir de l’huile d’olive un jour, du colza ou de la noix le lendemain. Cette alternance des huiles associe les oméga-9 de l’olive aux oméga-3 d’origine végétale. Sardines, maquereau et saumon apportent, eux, du DHA : ces aliments forment des sources complémentaires de lipides, sans qu’une huile végétale remplace à elle seule le poisson gras.

Si vos apports vous semblent difficiles à évaluer, un avis individualisé peut clarifier la situation. Un accompagnement nutritionnel par un médecin ou un diététicien permet de tenir compte de votre santé, de vos goûts et de vos contraintes alimentaires. L’objectif n’est pas de chercher l’huile parfaite, mais de répartir les sources de bons gras au quotidien.

Yves Vaugrenard

Portant un regard curieux sur la stratégie médiatique, Yves s’intéresse à l’innovation en communication depuis des années. Son parcours, nourri de collaborations dans des domaines variés, lui a permis de saisir comment les marques peuvent mieux interagir avec leur public. On l’invite souvent à partager ses idées sur les nouvelles tendances médiatiques, où il apporte un éclairage concret et toujours ouvert aux évolutions du secteur.

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