Recevoir un verre rempli au robinet semble être un geste anodin lors d’une visite. Pourtant, l’hésitation des Français traduit des réserves tenaces face à une eau dont ils connaissent mal la qualité.
Une enquête auprès de 3 402 personnes mesure désormais ce doute. La consommation d’eau chez des proches varie selon le goût, l’odeur ou l’aspect, tandis que la confiance dans l’eau peut céder devant l’incertitude, poussant l’invité à boire moins, demander une bouteille ou invoquer une autre envie.
Une enquête nationale mesure la confiance envers l’eau du robinet
L’été a servi de cadre à un sondage consacré au rapport des habitants à l’eau courante. Commanditée par le Groupe BORDET, cette enquête nationale sur l’eau repose sur un échantillon de 3 402 Français interrogés sur leurs pratiques et leurs hésitations.
Les questions couvrent la consommation au domicile, chez des proches et pendant les vacances. L’étude examine ainsi les habitudes de consommation, les connaissances sanitaires, la filtration, le coût des bouteilles et le traitement des filtres usagés, sans confondre les réponses recueillies avec les messages commerciaux de BORDET.
Chez leurs hôtes, les Français n’osent pas toujours refuser un verre
Recevoir de l’eau chez un proche place certains invités dans une position délicate. Parmi les répondants, 54 % ont déjà hésité, et 24 % boivent malgré leurs réserves : cette gêne chez les hôtes se traduit alors par un verre accepté à contrecœur.
D’autres préfèrent contourner la situation plutôt que froisser la personne qui les reçoit. Ainsi, 21 % invoquent un prétexte, tandis que le refus de boire est assumé par 9 %. À l’inverse, 44 % n’ont jamais hésité et 2 % ne répondent pas, révélant une confiance hors du domicile très variable.
Le doute peut conduire à boire moins ou à choisir une bouteille
Une eau peu rassurante peut modifier la quantité bue au cours de la journée. Ainsi, 21 % des sondés se sont déjà privés de boire par méfiance envers l’eau, tandis que 15 % ont renoncé parce que sa saveur leur déplaisait.
- 44 % achètent une bouteille ;
- 42 % observent la couleur, l’odeur ou la saveur ;
- 29 % interrogent une personne présente sur place ;
- 21 % consultent la mairie, l’ARS ou des analyses ;
- 19 % boivent malgré leurs doutes ;
- 11 % renoncent à boire.
Les réactions privilégient donc la prudence immédiate plutôt que la vérification sanitaire. L’achat d’eau en bouteille arrive en tête, juste devant le jugement par le goût, l’aspect ou l’odeur. Or, ces perceptions peuvent signaler un désagrément sans suffire à déterminer, à elles seules, si l’eau est potable.
La qualité de l’eau reste largement méconnue
Les données relatives au robinet restent floues pour une large part du panel. Si 18 % connaissent la provenance de l’eau, 31 % identifient sa dureté au robinet et seulement 5 % savent combien leur coûte un litre à domicile.
Le bilan sanitaire suscite lui aussi peu de consultations parmi les personnes interrogées. Seules 10 % connaissent la dernière analyse de qualité et 4 % la lisent de façon suivie ; 34 % savent qu’elle existe sans l’avoir parcourue, 25 % l’ignoraient et 38 % ne connaissent aucune donnée proposée, signe d’une faible information des consommateurs.
Du café aux glaçons, les usages font varier la confiance
L’eau brute reste dominante pour les gestes domestiques les plus courants. Elle sert à 92 % des répondants pour laver les fruits et légumes, à 93 % pour se brosser les dents et à 83 % pour cuire les aliments, mais la préparation du café ou du thé suscite davantage de réserves.
La saveur perçue semble peser davantage lorsque l’eau entre directement dans une boisson. Pour la fabrication des glaçons, 64 % gardent l’eau brute, 17 % la filtrent et 11 % préfèrent une bouteille ; pour le café ou le thé, les deux dernières solutions réunissent 34 % des réponses.
| Usage | Eau du robinet | Eau filtrée | Eau en bouteille | Non concerné |
|---|---|---|---|---|
| Café ou thé | 61 % | 21 % | 13 % | 5 % |
| Glaçons | 64 % | 17 % | 11 % | 8 % |
| Cuisson des pâtes, du riz ou des légumes | 83 % | 9 % | 4 % | 4 % |
| Lavage des fruits et légumes crus | 92 % | 4 % | 1 % | 3 % |
En vacances, la bouteille gagne du terrain et alourdit le budget
Loin de chez eux, les répondants adoptent des réflexes plus prudents. Pour leur eau en vacances, 26 % achètent systématiquement des bouteilles et 14 % filtrent avant de boire ; la consommation à l’étranger rebute 16 % des sondés qui acceptent pourtant le robinet en France.
Ces changements se répercutent directement sur les achats de la semaine. Le budget des bouteilles atteint entre 5 et 30 € pour 41 % des personnes, et dépasse 30 € pour 2 % ; 42 % constatent une hausse des dépenses du foyer, dont 14 % une forte progression, alors que 28 % boivent exclusivement au robinet.
La filtration demeure minoritaire malgré les inquiétudes
La plupart des répondants ne traitent leur eau ni chez eux ni ailleurs. La filtration à domicile concerne 13 % du panel sans prolongement hors du logement, tandis que 6 % emportent une solution en déplacement durant leurs voyages ou leurs congés.
Les autres usages demeurent nettement moins répandus parmi les personnes interrogées. Ainsi, 5 % filtrent en voyage, au camping ou à l’étranger sans le faire chez eux, 3 % traitent l’eau partout où ils le peuvent, et l’abandon des filtres concerne 7 % des sondés ; 4 % ne se prononcent pas.
| Pratique déclarée | Part des répondants |
|---|---|
| Ne filtre nulle part | 59 % |
| Filtre uniquement au domicile | 13 % |
| Filtre au domicile et emporte un dispositif | 6 % |
| Filtre ailleurs, mais pas au domicile | 5 % |
| Filtre partout où cela reste possible | 3 % |
| Filtrait auparavant, mais a arrêté | 7 % |
| Ne se prononce pas | 4 % |
Les filtres usagés finissent encore souvent avec les ordures
Le devenir des dispositifs filtrants révèle des consignes encore mal identifiées. Parmi les utilisateurs concernés en vacances, 43 % les jettent avec les déchets ménagers, 14 % pratiquent le tri des cartouches, parfois dans un bac inadapté, et 11 % rejoignent un point de collecte.
Faute de solution claire, 6 % gardent leurs consommables sans savoir qu’en faire. Un meilleur recyclage des filtres convaincrait 23 % des sondés sans condition et 46 % si le service était simple et gratuit ; 26 % accepteraient une reprise des consommables contre une réduction, tandis que 5 % la refuseraient.
BORDET associe l’enquête au lancement d’une pastille filtrante
Depuis Leuglay, BORDET accompagne son sondage de l’annonce d’un produit développé pendant trois ans. Cette pastille de charbon actif, destinée aux carafes et aux gourdes, reposerait sur du bois français certifié PEFC et conserverait ses propriétés pendant deux mois d’utilisation.
L’entreprise présente son dispositif comme une solution mobile, recyclable et dépourvue de cartouche jetable. Cette promesse de filtration sans plastique s’appuie, selon BORDET, sur un charbon biodégradable et une empreinte carbone quasi neutre ; ces caractéristiques commerciales doivent rester distinguées des résultats déclaratifs recueillis auprès des 3 402 Français.
La preuve par les analyses arrive en tête des critères de choix
Les performances mesurées dominent nettement les attentes exprimées par le panel. Une efficacité prouvée convainc 71 % des répondants, devant le coût annuel des recharges à 56 %, la durée du consommable à 49 %, le prix initial à 47 %, la recyclabilité à 25 % et l’absence de plastique à 21 %.
La fabrication française recueille pour sa part 18 % des réponses. Parmi ces critères de filtration, BORDET met en avant des essais réalisés avec un laboratoire partenaire : sa pastille retirerait au moins 80 % du chlore en deux heures et adsorberait des micropolluants organiques, avec une surface active supérieure à 600 m² par gramme.