Grâce à un moteur révolutionnaire glissé dans chaque roue, une start-up britannique est en train de redéfinir ce qu’on peut attendre d’un véhicule électrique. Puissance record, poids plume, efficacité délirante : voici le prototype qui fait trembler l’industrie auto.
Un moteur électrique de 1 000 chevaux directement dans la roue, ce n’est plus de la science-fiction. YASA, filiale technologique de Mercedes-Benz, a non seulement cassé les codes des moteurs traditionnels, mais vient de prouver qu’on pouvait rendre cette idée réalité. Leur système est en test et les chiffres donnent le vertige : 750 kW par roue, soit 4 000 chevaux cumulés, et un poids total inférieur à 30 kg par moteur.
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Un moteur oublié du XIXe siècle ressuscité
Le moteur à flux axial, inventé dans les années 1820, avait disparu face aux moteurs radiaux plus faciles à produire. YASA, entreprise britannique, a décidé de le ressusciter et de l’adapter aux défis modernes. Résultat : un moteur beaucoup plus compact, beaucoup plus léger, et surtout capable d’offrir une densité de puissance que les moteurs classiques n’atteignent même pas de loin.
Des chiffres qui pulvérisent tout ce qui existe
Dès juillet, un prototype YASA a délivré 550 kW avec seulement 13,1 kg de masse. Cela donne une densité de 42 kW/kg, soit deux fois la norme actuelle du secteur. En octobre, la barre a été encore plus haut : 750 kW pour 12,7 kg, soit une densité de 59 kW/kg. À ce jour, aucun moteur industriel ne s’en approche.
Une intégration directe dans la roue
Plutôt que d’installer ces moteurs dans la plateforme, YASA les intègre directement dans les roues. Cela réduit la masse globale, supprime l’arbre de transmission, et optimise le rendement. Chaque moteur est massivement refroidi, autoportant, et capable de résister à des contraintes de vibrations et chaleur extrêmes.

Une puissance délirante au service de l’agilité
Avec 1 000 chevaux par roue, on atteint 4 000 chevaux sur une berline quatre roues motrices. C’est plus que la majorité des avions privés. Mais l’intérêt n’est pas que la vitesse : ce couple permet un contrôle total de chaque roue, une précision de trajectoire inédite, et une gestion de l’adhérence intelligente roue par roue.
Un onduleur de 1 500 kW pour suivre la cadence
Pour suivre cette puissance, YASA a développé un double onduleur de 15 kg capable de fournir jusqu’à 1 500 kW. La densité atteint 100 kW/kg, contre 50 à 70 habituellement. Il est intégré directement dans la roue avec le moteur pour réduire le câblage, améliorer le refroidissement et garantir une réactivité instantanée.
Moins de freins, plus d’autonomie
Grâce à la récupération d’énergie cinétique, les moteurs permettent de ralentir le véhicule sans freins mécaniques. Résultat : les freins arrière peuvent être réduits, voire supprimés, avec un gain de poids, de coût et de maintenance. Ce type d’approche pourrait révolutionner le design des véhicules à venir.
Une techno prête pour l’industrialisation
Le prototype est déjà conçu pour être scalable, c’est-à-dire adaptable à des voitures de sport, des SUV, voire même des utilitaires. YASA promet une version commerciale en test dès 2026, avec à la clé des véhicules plus légers, plus puissants et moins chers à produire.
| Étapes clés | Dates prévues |
| Record de densité initial | Juillet 2025 |
| Nouveau record (59 kW/kg) | Octobre 2025 |
| Intégration dans roue | Novembre 2025 |
| Premiers tests véhicules | Début 2026 |
| Lancement industriel | Fin 2026 ? |