À Vasles, village des Deux-Sèvres, le panneau lumineux d’une station-essence affiche 2,97 euros le gazole au litre, un tarif digne d’une autoroute, planté au milieu de la campagne, décor qui sidère.
Les chiffres ne sortent pas de nulle part, entre cours du brut, fiscalité et isolement des campagnes, chaque plein grignote le budget des ménages. Pour eux, la petite station de Vasles concentre ce prix à la pompe, avec un litre de gazole à 2,97 euros qui signe un sinistre record national récent.
Pourquoi les prix flambent jusque dans ce village des Deux-Sèvres
À Vasles, dans les Deux-Sèvres, l’unique station-service affiche le gazole à 2,97 euros le litre et le sans-plomb à 2,96 euros, un record qui surprend les automobilistes. Selon le propriétaire de la quincaillerie qui possède la pompe, ce carburant, autrefois produit d’appel, s’est mué en charge lourde à assumer depuis la récente flambée du pétrole sur les marchés mondiaux. Les livraisons coûtent désormais encore plus cher à cette commune rurale, et chaque ticket rappelle l’ampleur de cette envolée à la pompe.
Les distributeurs attribuent ces tarifs aux marchés internationaux et aux tensions géopolitiques actuelles. Selon eux, le cours du baril, à 110 dollars, subit le conflit au Moyen-Orient ; hausse soudaine se répercute sur la pompe et France Télévisions propose comparateur aidant les automobilistes à trouver des stations moins chères autour de Vasles.
Agriculteurs et habitants contraints de rouler plus loin pour payer moins cher
Dans la vie quotidienne des habitants de Vasles, faire le plein est devenu un vrai casse-tête. L’agriculteur Ludovic Champeau raconte devoir entreprendre un trajet jusqu’à Parthenay, à une vingtaine de kilomètres, pour trouver un gazole plus abordable. Ce détour pèse sur son budget carburant, mais la différence avec la station du village reste, selon lui, moins pénalisante que les 2,97 euros affichés au litre.
Pour maintenir une marge, l’exploitant du village réduit désormais ses commandes de carburant. Ce choix pèse sur son activité agricole : le remplissage de cuve se limite à 1 000 litres au lieu de 2 500, ce qui l’oblige à espérer un reflux des prix, à réduire les passages dans les champs et à accepter des travaux retardés, jour après jour, dans les Deux-Sèvres.