Capable de résister aux environnements radioactifs et de remplacer l’homme dans les zones les plus sensibles, ce robot développé par Capgemini et Orano fait trembler les standards de sécurité.
Conçu pour évoluer dans les entrailles des installations nucléaires, cet humanoïde intelligent bouleverse les équilibres. La France vient de frapper un grand coup technologique : un robot capable de prendre le relais des techniciens dans des lieux dangereux, tout en améliorant la performance. Son nom : Hoxo. Et il pourrait bien redéfinir l’avenir de l’atome civil et militaire.
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Un humanoïde pensé pour les milieux extrêmes
Dévoilé dans le site stratégique d’Orano Melox, à Gard, Hoxo est un robot autonome qui n’a rien d’un gadget. Il associe la vision par ordinateur, l’intelligence artificielle embarquée et une navigation autonome pour s’adapter à des environnements où l’homme ne peut plus intervenir en sécurité. Dans ces lieux confinés, marqués par le rayonnement nucléaire ou des contraintes techniques sévères, l’automatisation devient vitale.
L’allié idéal pour les sites sensibles
Pensé comme un copilote technique, Hoxo assiste les équipes humaines dans des tâches exigeantes. Il est capable de manipuler des outils, d’inspecter des zones inaccessibles et d’intervenir rapidement en cas de situation anormale. Ses capteurs de proximité, sa capacité de cartographie en temps réel et ses algorithmes d’apprentissage en font une solution taillée pour les interventions critiques.
Capacité d’adaptation et autonomie
Le robot s’adapte aux contraintes physiques des sites : couloirs étroits, sols irréguliers, obstacles multiples. Son atout ? Une architecture modulaire et une plateforme évolutive qui permet de le reconfigurer selon les besoins. Il peut, par exemple, être doté de bras manipulateurs, de capteurs supplémentaires ou d’outils de mesure adaptés aux besoins du site. Il se déplace de façon fluide et autonome, sans télécommande ni guide humain.

Une vitrine du savoir-faire français
Hoxo n’est pas qu’un produit de laboratoire. C’est le résultat d’un développement industriel piloté par le AI Robotics Lab de Capgemini, en collaboration avec Orano. Il incarne la convergence entre robotique, digital twins, IA et vision industrielle. Le projet a été présenté comme une référence stratégique dans la modernisation du nucléaire français, mais aussi comme une solution potentiellement exportable vers d’autres secteurs à risques : chimie, spatial, pétrochimie.
Objectifs : performance et sécurité
L’ambition affichée est double : réduire les risques humains dans les installations critiques et accélérer les cycles d’exploitation. Hoxo peut analyser une situation, repérer une fuite, documenter une anomalie ou même effectuer une réparation de premier niveau. En remplaçant partiellement les humains dans certaines phases d’intervention, il permet de limiter les expositions aux radiations tout en améliorant la traçabilité des opérations.

Un précédent dans l’automatisation nucléaire
La France n’en est pas à son premier coup d’essai. L’automatisation dans le nucléaire remonte aux années 1990 avec l’introduction des premiers bras téléopérés. Mais Hoxo représente un saut technologique : c’est un système intégré et intelligent, capable de prendre des décisions simples en toute autonomie, sans intervention humaine directe. Le Melox de Gard sert de laboratoire grandeur nature pour tester la robustesse du système.
Une réponse aux enjeux énergétiques
Le développement d’Hoxo intervient alors que la filière nucléaire française est appelée à se réinventer. Entre reconquête industrielle, souveraineté énergétique et réduction des émissions, les besoins en automatisation fiable explosent. Le robot Hoxo s’inscrit dans cette dynamique en apportant une solution concrète à la modernisation des infrastructures. Il pourrait même être adapté, à terme, aux nouveaux réacteurs modulaires (SMR) ou aux futurs centres de démantèlement.
Tableau : Déploiement prévu de Hoxo
| Étape | Date estimée | Localisation | Objectif |
| Lancement du prototype | Octobre 2025 | Site Orano Melox (Gard) | Tests en zone semi-active |
| Premiers tests opérationnels | Janvier 2026 | Zone contrôlée (niveau 1) | Validation en conditions réelles |
| Intégration complète | Mi-2026 | Ligne de conditionnement nucléaire | Assistance aux opérateurs humains |
| Extension à d’autres sites | Fin 2026 | CNPE & sites Orano | Industrialisation |
Source : Capgemini