Domino’s fait passer la pizza la plus détestée du monde par la Porte Sainte du Vatican et choque toute l’Italie

Ecrit par Yves Vaugrenard

Domino’s fait passer la pizza la plus détestée du monde par la Porte Sainte du Vatican et choque toute l’Italie

Ce n’est pas une blague : une pizza à l’ananas a franchi la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre. Avec cette opération marketing culottée, Domino’s bouscule les traditions italiennes et provoque une onde de choc mondiale dans le débat culinaire le plus clivant de notre époque.

L’Italie n’en revient pas. Domino’s a orchestré une opération inattendue qui mélange religion, humour et provocation gastronomique. En pleine année jubilaire, une pizza hawaïenne a franchi un seuil sacré, symboliquement porteur de pardon. Le geste a enflammé les réseaux sociaux, entre indignation sacrée et éclats de rire.

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Une provocation bien planifiée

Derrière cette action qui pourrait sembler anecdotique, tout était soigneusement préparé. La Porte Sainte du Vatican n’est ouverte que lors des années jubilaires, environ tous les 25 ans. En 2025, cet événement religieux majeur a attiré des millions de pèlerins du monde entier. C’est ce moment qu’a choisi Domino’s Allemagne pour envoyer un employé traverser la porte sacrée avec, à la main, la pizza la plus détestée d’Italie : la fameuse Waikiki, à base d’ananas. Un choix aussi osé que stratégique.

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L’humour pour désamorcer les puristes

En Italie, la pizza est une institution, une affaire de patrimoine national. Ajouter de l’ananas à cette recette millénaire est encore considéré par beaucoup comme un affront. Pourtant, Domino’s joue ici la carte de l’autodérision et du pardon symbolique. Pour Matthias Maier, directeur marketing, « l’objectif est de rappeler que le goût est personnel, et que même les hérésies culinaires méritent d’être pardonnées ». Un discours habile, qui fait sourire certains et grincer des dents d’autres.

Entre marketing et polémique sacrée

La campagne s’intitule « Pizza à l’ananas pardonnée ». Un slogan percutant, qui combine deux mondes apparemment opposés : la gastronomie pop et le sacré religieux. En franchissant ce seuil hautement symbolique, Domino’s envoie un message clair : il n’y a pas de frontière à l’inventivité culinaire, même si cela signifie braver les tabous italiens. Mais cette stratégie de communication risque aussi d’être perçue comme une instrumentalisation du religieux, ce que certains responsables ecclésiastiques n’ont pas manqué de souligner dans les heures qui ont suivi.

La pizza hawaïenne, toujours aussi controversée

Née dans les années 60 au Canada, la pizza à l’ananas n’a jamais cessé de diviser. Adorée dans certains pays (États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni), elle est quasiment bannie des pizzerias traditionnelles italiennes. L’ananas, fruit sucré et juteux, perturbe les codes sacrés de la Napolitaine ou de la Margherita, aux ingrédients simples et locaux. Pourtant, elle reste l’une des pizzas les plus commandées dans plusieurs chaînes internationales. Le geste de Domino’s vise donc à réconcilier deux mondes qui s’ignorent, voire s’opposent frontalement.

Une opération bien huilée, jusqu’aux réseaux sociaux

Domino’s ne s’est pas contenté de cette action symbolique. L’événement a été filmée, documentée et diffusée à travers tous ses canaux digitaux. Des extraits du passage de la pizza par la Porte Sainte ont été massivement partagés sur TikTok, Instagram et X. Le public est interpellé, les commentaires explosent. Entre les “Amen à l’ananas” et les “blasphème culinaire !”, la campagne atteint son but : faire parler de la marque dans le monde entier. En quelques heures, le hashtag #PineappleForgiven est devenu viral.

Les limites d’une provocation culinaire

Si l’opération a été perçue comme drôle par de nombreux internautes, certains observateurs s’inquiètent des dérives possibles de ce genre d’actions. Mélanger le sacré et le marketing n’est jamais anodin. En Italie, plusieurs associations religieuses ont dénoncé une instrumentalisation de la foi. D’autres y voient simplement une preuve que la nourriture est désormais au cœur d’un combat identitaire : faut-il protéger la tradition à tout prix, ou s’ouvrir à la diversité des goûts ? Domino’s, sans le dire, penche résolument pour la seconde option.

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Le pardon suffira-t-il à faire digérer l’ananas ?

La question reste entière : cette opération suffira-t-elle à faire accepter la pizza hawaïenne en Italie ? Probablement pas. Mais elle aura eu le mérite de détendre l’atmosphère, de faire parler, et de remettre en lumière le pouvoir symbolique de la nourriture. Si la Porte Sainte symbolise l’absolution, la Waikiki n’est peut-être pas encore sanctifiée, mais elle a désormais sa place dans l’histoire culinaire. Et Domino’s a prouvé que même les ingrédients les plus contestés pouvaient créer un buzz mondial, sans ajouter de sauce piquante.

Tableau : Chronologie de l’opération “Pizza pardonnée”

Date Événement
Janvier 2025 Ouverture de la Porte Sainte au Vatican
Mars 2025 Domino’s Allemagne planifie l’opération
Octobre 2025 Traversée officielle de la Porte Sainte
Octobre 2025 Campagne virale sur les réseaux sociaux
Novembre 2025 Réactions officielles du clergé italien

 

Source : Communiqué de presse

Yves Vaugrenard

Portant un regard curieux sur la stratégie médiatique, Yves s’intéresse à l’innovation en communication depuis des années. Son parcours, nourri de collaborations dans des domaines variés, lui a permis de saisir comment les marques peuvent mieux interagir avec leur public. On l’invite souvent à partager ses idées sur les nouvelles tendances médiatiques, où il apporte un éclairage concret et toujours ouvert aux évolutions du secteur.

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