Les Français se trouvent acculés par la flambée des prix. Avec des cotisations d’assurance habitation qui grimpent de 8% à 12% et celles des véhicules de 4% à 6%, près d’un tiers des assurés choisissent désormais le silence calculé face à certains sinistres.
Ce calcul économique s’impose quand la protection promise se transforme en fardeau financier dans un contexte d’inflation généralisée, créant un dilemme entre sécurité théorique et réalité budgétaire.
Quand la crainte d’une hausse dissuade
Face à l’escalade des tarifs d’assurance, de nombreux Français préfèrent garder le silence sur leurs sinistres. Cette réticence s’explique par un pragmatisme économique naturel, amplifié par la période actuelle d’inflation. En évitant de signaler les petits dommages, ils cherchent à esquiver les majorations de primes qui impacteraient directement leur gestion budgétaire déjà sous pression.
L’application Leocare révèle qu’un tiers des assurés français adoptent cette stratégie. Ce choix, bien que compréhensible à court terme, peut s’avérer risqué. Ne pas déclarer immédiatement un sinistre expose les assurés à des coûts des primes bien plus élevés si la situation venait à s’aggraver, créant ainsi des dépenses imprévues considérables.
- 46 % des Français évaluent le coût et l’avantage de déclarer un sinistre.
- 66 % déclareraient davantage si la hausse des primes n’était pas un facteur.
- 30 % choisissent de ne pas déclarer des sinistres pour éviter l’augmentation des primes.
- 65 % trouvent les démarches administratives dissuasives.
- 50 % sont découragés par les délais de traitement des dossiers.
La tentation de la fraude reste marginale
Malgré la pression financière grandissante, l’honnêteté demeure la norme chez les assurés français. L’étude de Leocare montre que 89 % des répondants n’ont jamais tenté de frauder leur assureur. Les potentielles conséquences financières lourdes et les risques juridiques associés freinent la majorité des tentations.
Une minorité cède néanmoins à ces pratiques douteuses. Près de 11 % des personnes interrogées avouent avoir déjà gonflé intentionnellement l’ampleur des dégâts ou fourni des fausses déclarations pour maximiser leur indemnisation. Ces comportements risquent non seulement de compromettre leur couverture future mais peuvent aussi déclencher des poursuites judiciaires sérieuses.
« Un sinistre mineur non pris en charge peut vite devenir un problème majeur, et représenter un risque pour l’assuré. À terme, ces coûts élevés pèsent aussi sur les assurances. »
Christophe Dandois, co-fondateur de Leocare
Impacts sur les sinistres du quotidien
Dans cette période où chaque euro compte, les Français développent des réflexes d’auto-réparation. Ils préfèrent résoudre eux-mêmes les problèmes mineurs plutôt que de les signaler, espérant ainsi maintenir leurs primes stables. Cette approche motivée par une inquiétude financière légitime peut malheureusement se transformer en piège financier.
Les frustrations liées aux délais de traitement des dossiers sont compréhensibles, mais ignorer un dommage ne fait généralement qu’aggraver la situation. Les petites dégradations négligées peuvent rapidement s’amplifier, rendant l’entretien préventif insuffisant face à des dégâts devenus majeurs. Ce qui semblait être une économie se transforme alors en dépense substantielle.