Le leasing progresse dans les intentions, sans déclencher encore un basculement massif au moment de signer. La hausse du coût de la vie resserre les budgets et déplace les arbitrages.
Selon le Mobility Monitor 2026 d’Ayvens, 49 % des particuliers jugent la location longue durée favorablement, mais seuls 26 % l’envisagent sous cinq ans. Les consommateurs européens regardent les véhicules d’occasion comme une voie plus abordable, tandis que la mobilité automobile s’éloigne peu à peu du réflexe d’achat. Le signal est net.
Un intérêt réel, mais encore peu de passages à l’acte
Le Mobility Monitor 2026 d’Ayvens, présenté à Paris le 6 mai 2026, décrit un intérêt déjà tangible pour la location longue durée. En 2025, 49 % des particuliers européens interrogés en donnent une perception positive, portée par l’idée d’un usage plus simple de la voiture.
À l’horizon des cinq prochaines années, le passage à l’acte reste plus contenu : 26 % des répondants envisagent de louer un véhicule. Cet écart entre l’intention de location et l’adoption du leasing montre que l’attrait progresse plus vite que les contrats signés.
Pourquoi les véhicules d’occasion gagnent du terrain dans le leasing
Le véhicule d’occasion loué sur longue durée gagne du crédit auprès des ménages européens, avec 45 % d’avis favorables dans l’étude Ayvens. Son principal argument tient aux mensualités plus faibles, citées par 74 % des répondants face aux loyers d’un modèle neuf.
La hausse du coût de la vie rend cette formule plus lisible pour des foyers qui veulent limiter les surprises budgétaires. Elle apparaît comme une solution abordable, sans renoncer à une mobilité flexible ni à des véhicules bien entretenus, suivis avant leur remise sur le marché.
L’intérêt croissant pour le leasing de véhicules d’occasion reflète une transition plus large vers une mobilité plus intelligente, plus durable et plus abordable.
Olivier Théron, Directeur global Retail Direct & Indirect du groupe Ayvens
Le sud de l’Europe affiche l’adhésion la plus forte
Les résultats par pays dessinent une fracture nette entre les régions européennes. L’Europe du Sud se distingue par une attitude favorable à la location longue durée, avec 72 % d’opinions positives au Portugal et 66 % en Grèce selon Ayvens.
Le marché portugais devance ainsi les automobilistes grecs, puis l’Espagne, à 64 %, et l’Italie, à 51 %. La France atteint 46 %, un score plus élevé que plusieurs pays du nord et de l’ouest, où l’intérêt reste nettement plus réservé.
Jeunes conducteurs, parcours en ligne et nouveaux réflexes de mobilité
L’âge modifie fortement le regard porté sur la location longue durée. Les conducteurs de 18 à 27 ans et de 28 à 43 ans, regroupés dans les générations Z et Y, associent davantage le leasing à un usage souple et moins engageant.
Leur appétence pour les démarches en ligne renforce ce mouvement. De la comparaison des offres à la signature, le parcours digital nourrit l’image d’une mobilité moderne, plus directe, tandis que les conducteurs de 60 ans et plus restent davantage attachés à la propriété.
Le coût perçu freine encore les marchés du nord et de l’ouest
Les réticences demeurent fortes dans plusieurs pays du nord et de l’ouest de l’Europe. Aux Pays-Bas, 51 % des répondants jugent la location longue durée plus chère que l’achat automobile, signe d’une perception du coût encore défavorable.
L’Allemagne, la Suède et la Norvège figurent parmi les marchés prudents relevés par l’étude. Les opinions négatives ou neutres y pèsent davantage, nourries par la comparaison avec la propriété, la durée d’engagement et la crainte de payer un service mal évalué.
Une étude européenne qui confirme des attentes de mobilité plus simples
L’enquête Ipsos menée pour Ayvens repose sur 3 934 réponses complètes, recueillies du 15 au 29 septembre 2025. Elle couvre 12 pays : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède.
Avec environ 260 répondants par pays, l’étude Ayvens compare les profils selon l’âge, le revenu et le lieu de vie. Elle confirme une recherche de simplicité et de prévisibilité financière, plus marquée en ville, où 53 % des répondants ont un avis positif, contre 37 % en zone rurale.