À l’horizon 2027, Visio devient l’outil de référence pour les visioconférences de l’administration française, appelé à remplacer Zoom et Teams. Cette bascule portée par l’État redessine discrètement les équilibres de la souveraineté numérique nationale.
Au-delà du signal politique, ce choix répond à des attentes concrètes de sécurité et de contrôle des échanges professionnels. Pour les agents publics, la promesse d’une plateforme unifiée et de données hébergées en France change la donne. Reste à éprouver, en usage, la réalité de cette visioconférence sécurisée au quotidien pour tous les services.
Pourquoi l’unification des outils limite les risques et les surcoûts ?
Dans les administrations, chaque service a adopté son propre outil de visioconférence, de Zoom à Teams, avec des contrats distincts et des configurations hétérogènes. Cette fragmentation complique les échanges quotidiens entre directions et freine la mise en place de règles de sécurité communes partagées.
Visio devient l’outil de référence d’ici 2027 pour l’ensemble des agents publics, avec une gouvernance unifiée. Cette approche soutient la rationalisation des outils dans les services et renforce le pilotage des coûts, en limitant les achats redondants et en simplifiant la négociation avec fournisseurs sur la durée des contrats.
Sécurité, hébergement SecNumCloud et IA française au cœur de la solution
La solution Visio portée par l’État s’appuie sur une infrastructure cloud dédiée aux administrations, conçue pour protéger les échanges sensibles et les données des agents publics. Dans ce cadre, le choix d’un hébergement souverain Outscale associé à une certification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI garantit un haut niveau de confiance pour les réunions stratégiques.
Visio ajoute à la protection des flux un moteur d’intelligence artificielle développé avec des équipes françaises. Il assure la séparation des locuteurs et prépare un sous-titrage en temps réel utile à l’accessibilité et à la production rapide de comptes rendus.
Calendrier de déploiement : du pilote à la généralisation auprès du CNRS, de la DGFiP et des ministères
Après une phase pilote menée auprès de premiers services de l’État, Visio est désormais proposé à un cercle élargi d’administrations centrales et d’opérateurs publics. Ce déploiement progressif doit préparer le remplacement complet de Zoom et Teams d’ici 2027 pour l’ensemble des usages professionnels de visioconférence.
Les organismes de recherche et les directions financières figurent parmi les premiers utilisateurs de Visio au sein de l’administration. La généralisation au CNRS s’accompagne des premiers ministères concernés, notamment la DGFiP et certains services sociaux, pour harmoniser les usages de visioconférence et éprouver la solution à grande échelle avant un passage au niveau interministériel.