Épargner au moins 1 000 euros en 2026, le pari déjà perdu pour 77% des jeunes Français

Ecrit par Yves Vaugrenard

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En 2026, les 18-34 ans se disent décidés à reprendre la main sur leur argent et à éviter que chaque fin de mois ne se transforme en casse-tête.

Les chiffres d’une étude Plum montrent pourtant un écart brutal entre l’intention affichée et les comptes bancaires des jeunes Français. Près de 77 % échouent à tenir des résolutions financières, l’épargne des jeunes en 2026 se heurte à un budget serré et 1 000 euros demeurent promesse.

Ce que révèle l’étude Plum sur les 18-34 ans

Menée en décembre 2025 par Plum à Paris, l’enquête porte sur 1 000 jeunes Français âgés de 18 à 34 ans. Elle met en lumière des tendances résolutions marquées : 94 % souhaitent épargner en 2026 et 50 % disent vouloir renforcer leur effort mensuel, signe que les priorités générationnelles mêlent désormais stabilité financière et projets personnels à long terme.

Le sondage met en avant cinq priorités : sport pour 54 %, épargne mensuelle pour 50 %, santé pour 41 %, voyages pour 40 % et recherche d’une meilleure version de soi pour 39 %. Selon l’étude Plum 18-34, ce classement montre une jeunesse où l’équilibre entre bien-être et sécurité financière pèse pour la génération Z et les Millennials.

Pourquoi 77 % échouent à tenir leur résolution d’épargne

Le désir d’épargner reste élevé, mais 77 % des 18-34 ans reconnaissent qu’ils n’arrivent pas à maintenir leurs bonnes intentions au long de l’année. Dans les faits, le principal frein vient des contraintes budgétaires : 27 % jugent leur budget trop serré pour mettre de l’argent de côté, et 20 % évoquent les imprévus financiers qui bousculent leur programme d’épargne.

Les jeunes qui renoncent en cours d’année évoquent le décalage entre leurs revenus et la somme qu’ils souhaitaient mettre de côté. Pour 19 % d’entre eux, des objectifs trop ambitieux créent une pression qui alimente une charge mentale épargne, avec le sentiment que le montant fixé dépasse leurs possibilités et rend chaque dépense quotidienne plus stressante.

  • 27 % des jeunes évoquent un budget trop serré pour épargner.
  • 20 % pointent des dépenses imprévues qui perturbent leurs plans.
  • 19 % reconnaissent avoir fixé un niveau d’épargne irréaliste dès le départ.
  • Les abandons se multiplient à mesure que la pression financière augmente.
Près de 8 jeunes sur 10 prévoient malgré tout d’épargner au moins 1 000 € en 2026, preuve que la motivation reste forte malgré les difficultés concrètes.

Femmes et hommes face à l’épargne, des écarts révélateurs

Selon l’étude Plum publiée le 30 décembre 2025 auprès de 1 000 Français de 18 à 34 ans, 55 % des femmes placent l’épargne en tête, devant le sport à 53 % et le développement personnel à 48 %. Ce contraste statistique prépare de nets écarts de genre avec leurs homologues masculins.

Chez les hommes, le sport arrive en tête à 55 %, devant l’épargne à 46 % et la santé à 39 %, signe d’un rapport différent aux priorités de 2026. Ces choix traduisent des attentes financières moins axées sur la sécurité immédiate. Ils se reflètent dans des comportements d’épargne plus ambitieux, mais aussi plus fragiles lorsque les imprévus de budget se multiplient.

Des objectifs de 1 000 à 3 000 euros selon l’âge, un fossé qui persiste

Selon Plum, 94 % des 18-34 ans prévoient d’épargner en 2026, et près de 8 sur 10 visent au moins 1 000 € sur l’année. Chez les 18-24 ans, les objectifs tournent autour de 2 000 € annuels, soit environ 166 € par mois, premier jalon des paliers d’épargne imaginés par les jeunes.

Pour les 25-34 ans, la barre se situe plutôt autour de 3 000 € par an, soit près de 250 € par mois, et certains mentionnent des objectifs de 5 000 à 10 000 €. Ces écarts chiffrés illustrent des différences générationnelles, mais traduisent surtout le rôle des revenus et stabilité professionnelle dans la capacité réelle à tenir ces ambitions.

Dry January, une résolution santé qui fait aussi baisser les dépenses

En janvier 2026, 35 % des 18-34 ans déclarent vouloir tenter le Dry January, selon l’étude Plum menée à Paris en décembre 2025 auprès de 1 000 jeunes Français. Au-delà de la pause sans alcool, beaucoup y voient une façon de revisiter leurs habitudes de consommation et de tester sur un mois une hygiène de vie plus sobre, motivée par 42 % qui souhaitent se sentir en meilleure santé et 8 % qui envisagent d’arrêter durablement alcool ou tabac.

Cette abstinence provisoire a aussi un effet sur le portefeuille, les participants estimant économiser en moyenne 214 € sur le mois. Les hommes évoquent 229 €, les femmes 195 €, ce qui révèle l’ampleur des dépenses évitées alcool et explique que certains perçoivent le Dry January comme un premier levier de Dry January économies pour rééquilibrer leur budget dès le début de l’année.

Automatiser l’épargne pour tenir ses objectifs dans la durée

Selon Plum, 77 % des 18-34 ans peinent à tenir leurs résolutions financières, alors que 94 % affirment vouloir épargner en 2026 et que près de 8 sur 10 visent au moins 1 000 € d’épargne annuelle. Pour transformer ces promesses en argent réellement mis de côté, l’application Plum s’appuie sur l’algorithme d’une épargne automatique, reliée aux comptes bancaires français, qui analyse les flux, identifie les marges de manœuvre et programme des transferts sans mettre en péril le budget du mois.

Cette méthode convertit des objectifs parfois ambitieux, 2 000 ou 3 000 € par an selon l’âge, en petits montants prélevés plusieurs fois par semaine. Ces micro-mises de côté quasiment imperceptibles, déployées depuis 2016 auprès de plus de 2 millions de clients européens, auraient permis d’accumuler près de 4 milliards d’euros grâce à Plum, basée à Londres.

Yves Vaugrenard

Portant un regard curieux sur la stratégie médiatique, Yves s’intéresse à l’innovation en communication depuis des années. Son parcours, nourri de collaborations dans des domaines variés, lui a permis de saisir comment les marques peuvent mieux interagir avec leur public. On l’invite souvent à partager ses idées sur les nouvelles tendances médiatiques, où il apporte un éclairage concret et toujours ouvert aux évolutions du secteur.

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