Un expérimentateur passionné a décidé d’installer le réacteur d’avion commercial le plus puissant jamais conçu sur des appareils qui n’ont jamais été prévus pour. Le résultat ? Des décollages verticaux, des atterrissages en marche arrière, et des crashs virtuels effrayants.
Derrière cette expérience aussi spectaculaire que farfelue, une véritable réflexion sur la puissance et les limites des technologies aéronautiques. En testant le moteur GE9X sur des Boeing 737, Airbus A320 ou encore des 747, un YouTubeur a révélé l’absurde décalage entre puissance brute et stabilité aérodynamique.
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Une machine à dépasser toutes les limites
Avec une poussée de 134 300 newtons et un diamètre de ventilateur de 3,4 mètres, le moteur GE9X surpasse tous ses concurrents. Il est normalement réservé au Boeing 777X, seul appareil capable d’encaisser une telle puissance. Mais sur un Boeing 737, ce moteur déchaîne littéralement l’avion, le propulsant à la verticale, incapable de ralentir.
- Diamètre : 3,4 m (plus que le fuselage d’un 737)
- Poussée max : 134 300 N
- Masse : 8 000 kg
- Consommation estimée : 2,5 tonnes de kérosène par heure
Des tests virtuels mais réalistes
L’expérimentation a été réalisée dans un simulateur de vol hyper-réaliste. Chaque test a révélé des comportements instables, voire dangereux pour les appareils standards. Même avec les freins activés, l’avion décolle seul. Sur des Airbus A320 ou A330, la puissance supplémentaire fait littéralement fondre les jauges de carburant.
Des réactions inattendues et violentes
Lors des décollages, certains appareils partent en chandelle, incapables de garder une assiette stable. Le vol à basse vitesse devient impossible : le moteur pousse trop fort, même au ralenti. Le seul moyen d’atterrir ? Utiliser la poussée inversée comme unique frein.

Une consommation énergétique hors norme
Le GE9X n’est pas seulement puissant, il est extrêmement gourmand. Placé sur un avion non prévu pour lui, il épuise les réservoirs à une vitesse alarmante. Les tests ont montré qu’à puissance maximale, le moteur pouvait consommer plus de 2 500 kg de carburant par heure.
Le Boeing 747, seul à tenir le choc
Parmi tous les appareils testés, seul le Boeing 747-8 a réussi à garder un comportement équilibré. Ses moteurs d’origine étant proches en puissance, le GE9X ne le déséquilibre pas totalement. Mais même là, la garde au sol du moteur reste trop faible, risquant de heurter le tarmac à chaque mouvement.

Dérives et leçons à tirer
Cette expérience montre que la puissance brute ne suffit pas à assurer le vol sécurisé d’un avion. Il faut un équilibre entre structure, aérodynamique et motorisation. En surchargeant un appareil, on crée un monstre incontrôlable, aussi rapide qu’inutile.
Une performance impressionnante mais absurde
Le GE9X impressionne par sa force. Mais l’avoir greffé à des avions inadaptés souligne l’absurdité du « toujours plus puissant ». L’industrie aéronautique n’a pas besoin de moteurs surdimensionnés sur des appareils fragiles, mais de technologies adaptées.