Un ancien militaire devenu star d’Internet a ridiculisé une marque de sécurité en quelques secondes. Leur réaction ? Un procès tentaculaire qui a tourné au fiasco.
C’est l’histoire d’un affrontement inattendu entre une vidéo virale et une entreprise trop sûre d’elle. Trevor McNally, Youtubeur spécialisé dans le crochetage de serrures, a montré en quelques secondes que le modèle phare de Proven Industries pouvait être contourné avec une simple canette. Résultat : près de 10 millions de vues, une vague de soutien populaire… et une riposte juridique absurde.
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Un ex-marine devenu phénomène viral
Trevor McNally, ancien sergent de l’US Marine Corps, n’a pas seulement changé de vie : il a transformé des tests de sécurité en show viral. Sur sa chaîne, il démontre comment ouvrir des cadenas, serrures ou antivols avec des techniques simples comme le shimming. Sa vidéo silencieuse sur le modèle 651 de Proven a fait mouche : une canette de soda, quelques secondes, et le verrou cède.
Une riposte numérique qui a tout d’une provocation
Tout a commencé par une vidéo promotionnelle maladroite de Proven Industries, défiant presque McNally de s’y attaquer. L’occasion était trop belle. En avril 2025, le Youtubeur publie sa réponse : assis, les jambes ballantes, buvant un jus de fruit, il ouvre le cadenas en quelques secondes. Zéro parole. Zéro effort. L’humiliation est totale.
Début de l’escalade judiciaire
Loin d’accepter la défaite, la marque engage une véritable guerre d’usure médiatique et légale. Messages menaçants, réponses agressives sur les réseaux, suppression des commentaires… et surtout, un procès démentiel : 8 chefs d’accusation, allant de la contrefaçon à la « diffamation par implication ».

Une plainte absurde, des arguments surréalistes
Les avocats de Proven accusent McNally d’avoir utilisé leur vidéo de promo sans autorisation. Mais la justice tranche : « l’usage était transformateur et critique ». La plainte s’accroche aussi à des détails ridicules : la posture enfantine de McNally, son jus de fruit, ses jambes qui pendent. L’entreprise affirme que tout cela aurait terni son image.
L’effet Streisand dans toute sa splendeur
Le résultat ? Un effet boomerang monumental. La vidéo devient virale. La communauté en ligne défend McNally. Proven est submergée de moqueries, de faux tickets SAV, de messages haineux (parfois abjects, bien que non liés à McNally). La marque doit désactiver ses commentaires et gérer une crise de réputation majeure.
Une audience sous haute tension
Lors de l’audience du 13 juin, la juge fédérale Mary Scriven étrille la plainte : aucun fondement juridique sérieux, aucune preuve que les ventes aient chuté à cause des vidéos. Pire encore, un salarié de Proven admet avoir réussi à reproduire la faille démontrée par McNally. Le tribunal refuse l’injonction et écarte l’accusation de contrefaçon.
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Une tentative finale de sauver la face
Le 7 juillet, Proven abandonne sa plainte, mais tente de faire sceller tout le dossier. Prétexte invoqué : la peur des représailles. Or, les documents étaient déjà publics, et l’entreprise elle-même avait vanté son procès sur les réseaux sociaux. Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur cette ultime demande.