Le gouvernement vient de dévoiler un plan ambitieux pour soutenir un secteur en pleine expansion. Avec une demande croissante en énergie propre, les infrastructures doivent s’adapter rapidement.
Qui aurait pensé que cette évolution créerait autant d’opportunités ? Selon les experts, ce sont 43 000 postes qui seront à pourvoir dans les années à venir. Les recrutements massifs prévus toucheront notamment les domaines liés aux réseaux électriques, indispensables pour accompagner la transition énergétique.
Une augmentation de 61% des métiers « cœurs » d’ici 2030
Face aux défis actuels, la filière des réseaux électriques prévoit une croissance significative de ses effectifs. Les métiers clés de ce secteur devraient connaître une augmentation de 61%, passant de 50 000 à environ 79 000 postes d’ici 2030. Cette expansion est motivée par l’intégration des énergies renouvelables et le renforcement des infrastructures pour répondre aux besoins futurs.
Cela représente un besoin de recruter environ 43 000 professionnels sur six ans, soit près de 7 000 personnes par an pour les nouveaux postes et pour remplacer les départs naturels. Ces besoins de recrutement concernent l’ensemble du territoire, avec une forte demande en Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Île-de-France. C’est une opportunité majeure pour ceux qui souhaitent participer à cette dynamique de croissance emplois dans le secteur énergétique.
Des recommandations pour renforcer la formation et l’attractivité des métiers
Pour répondre à ces défis, des propositions ont été formulées afin d’améliorer la formation professionnelle et rendre les carrières dans les réseaux électriques plus attrayantes. Il s’agit notamment de promouvoir ces métiers dès le collège et de mettre en place des initiatives pour encourager davantage de femmes à rejoindre ce secteur.
Par ailleurs, il est recommandé d’adapter et de renforcer les programmes existants pour qu’ils correspondent aux exigences actuelles et futures du marché. L’objectif est d’accroître l’attractivité métiers en offrant des parcours adaptés et en augmentant les places disponibles dans les formations clés.
- Promouvoir les carrières dans les réseaux électriques dès le collège
- Encourager la diversité et la féminisation des métiers techniques
- Adapter les programmes de formation aux besoins du secteur
- Augmenter les places disponibles dans les formations clés
- Développer des programmes de reconversion professionnelle
Le programme des « Ecoles des réseaux pour la transition énergétique »
En réponse à ces enjeux, le programme des « Ecoles des réseaux pour la transition énergétique » a été lancé. Il vise à préparer les jeunes talents en leur offrant des formations spécialisées en partenariat avec Enedis, RTE et plusieurs organisations professionnelles. Actuellement, 150 lycées participent à ce programme, proposant des cursus comme le Bac Pro MELEC et le BTS électrotechnique adaptés aux exigences du secteur.
Ces formations comprennent 30% de contenus spécifiques et sont complétées par 18 semaines de stages pratiques en entreprise. Cela permet aux étudiants d’acquérir une expérience concrète et de se familiariser avec les réalités du métier sur le terrain.
Un effort conjoint pour réussir la transition énergétique
Les investissements prévus par Enedis et RTE, estimés à près de 200 milliards d’euros jusqu’en 2040, témoignent de leur engagement dans la transformation du secteur énergétique. Ces deux entités travaillent ensemble pour moderniser et étendre les infrastructures nécessaires à l’intégration des nouveaux usages comme la mobilité électrique et les énergies renouvelables.
Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE, a déclaré : « La croissance des investissements dans les réseaux de transport et de distribution d’électricité est synonyme de nouveaux débouchés et d’emplois en France. À l’horizon 2030, les besoins de recrutement de la filière des réseaux électriques représentent un volume comparable à ceux des filières nucléaire et ferroviaire. Pour réussir cette aventure industrielle, la filière se mobilise pour faire évoluer l’offre de formation des forces vives de la décarbonation. »