Ce pilote italien bat un record du monde dans des conditions terrifiantes : même ses ingénieurs doutaient de sa réussite

Ecrit par Yves Vaugrenard

Un pilote italien bat un record du monde dans des conditions terrifiantes : même ses ingénieurs doutaient de sa réussite

Sur le pont d’un navire militaire, au bord de la Méditerranée, un bolide rouge a rugi comme jamais. Fabio Barone, au volant d’une Ferrari surpuissante, a signé un exploit que personne n’avait osé imaginer : atteindre 164 km/h sur un porte-avions, sans décoller… littéralement.

Un tarmac de 236 mètres. Une rampe de lancement en bout de piste. Une Ferrari de plus de 1 000 chevaux. Il n’en fallait pas plus pour transformer un navire militaire en piste de Formule 1 improvisée. Cet exploit inédit, orchestré dans le port de Civitavecchia, marque un tournant dans la démesure automobile. Le but ? Être le premier à atteindre une telle vitesse… sur un bateau. Et sans finir dans la mer.

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Une scène digne d’un film d’action

Sur les quais de Civitavecchia, le porte-avions Trieste n’était pas là pour impressionner par sa puissance de feu, mais par la vitesse. Le pilote italien Fabio Barone, connu pour ses records insolites, s’est lancé un défi hors normes : atteindre au moins 160 km/h sur la piste étroite du navire, longue de seulement 236 mètres. Il ne s’agissait pas d’un essai sans risques. En bout de course, le « ski jump », cette rampe d’envol inclinée, menaçait de transformer le record en plongeon fatal. Juste devant : un paquebot de croisière, au mouillage. Un mètre de trop, et l’exploit devenait drame.

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Une Ferrari dopée aux chevaux vapeur

Le véhicule utilisé pour cette tentative n’a rien d’un jouet. Barone a piloté une Ferrari SF90 Stradale, équipée d’un moteur V8 biturbo de 4 litres assisté par trois moteurs électriques, développant ensemble 1 085 chevaux. Une telle puissance sur un pont de navire, c’est comme mettre un lion en laisse sur un balcon. Le bolide était chaussé de pneus ultra-adhérents, et chaque détail avait été calculé pour éviter le patinage, la perte de contrôle ou le moindre incident. Même le freinage avait été modifié pour maximiser le ralentissement en un temps record. Le pilote, lui, s’était préparé mentalement comme pour un vol spatial.

Une préparation au millimètre

Avant de lancer la bête, Barone a effectué plusieurs passes lentes pour « chauffer » la machine. L’échauffement mécanique, indispensable pour que l’huile circule correctement dans tous les circuits, a duré plusieurs minutes. Pendant ce temps, l’ingénieur Alessandro Tedino n’avait qu’un doute : la distance était-elle suffisante pour battre le record sans danger ?

Voici les données clés de la tentative :

Événement Donnée
Lieu Porte-avions Trieste, Italie
Date Jeudi 16 octobre 2025
Distance du pont 236 m
Vitesse cible 160 km/h
Vitesse atteinte 164 km/h
Véhicule utilisé Ferrari SF90 Stradale
Puissance 1 085 chevaux
Freinage déclenché à Environ 200 m après le départ
Temps pour s’arrêter Moins de 4 secondes

Une performance saluée, mais tendue

Lorsque le départ a été donné, les spectateurs ont retenu leur souffle. En quelques secondes, la Ferrari a atteint une vitesse fulgurante. La carrosserie rouge vif a fendu l’air sur le pont métallique, faisant vibrer les rambardes. Le freinage, déclenché juste avant la rampe, a permis au bolide de s’arrêter à quelques mètres du vide, sous les applaudissements des techniciens et journalistes présents. L’ambiance était mêlée d’admiration et de tension extrême. Certains ont même cru à un faux départ tant la scène semblait irréelle.

Le pilote italien Fabio Barone freine lors d'une tentative de record de vitesse sur le pont d'envol du porte-avions LHD Trieste de la marine italienne, dans le port de Civitavecchia, jeudi. Photo : AP
Le pilote italien Fabio Barone freine lors d’une tentative de record de vitesse sur le pont d’envol du porte-avions LHD Trieste de la marine italienne, dans le port de Civitavecchia, jeudi. Photo : AP

Un record validé et un exploit reconnu

Peu après l’arrêt du véhicule, l’agent officiel des chronométreurs italiens s’est approché de la voiture, a consulté les données et a déclaré :
« La vitesse détectée est de 164 km/h. Je certifie qu’il s’agit du nouveau record de vitesse sur un navire. »

Fabio Barone a levé les bras au ciel, toujours casqué, avant de tomber dans les bras de son équipe. L’émotion était palpable. Ce record n’est pas qu’un chiffre, c’est la somme de mois de préparation, de calculs millimétrés et de confiance absolue dans la mécanique.

Un défi technique autant qu’humain

Barone a expliqué après coup que le plus dur n’était pas la vitesse, mais la concentration extrême :

« Quand je suis à mi-course, je sais que je bats le record. Mais je dois tout donner pour ne pas penser à l’échec. »
Il compare son pilotage à celui d’un pianiste :
« Je joue avec deux mains, deux pieds, chaque geste est millimétré. Sinon, tout peut basculer. »

L’ingénieur Tedino, lui, reste modeste :

« On savait que c’était possible, mais jusqu’à la dernière seconde, on n’avait aucune certitude. »

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Une reconnaissance mondiale attendue

La tentative de record sera prochainement soumise au Guinness World Records, qui a d’ores et déjà répondu par e-mail :

« Nous attendons avec impatience les preuves pour évaluer l’exploit. »

En cas de validation, ce sera le premier record officiel de vitesse automobile sur un navire militaire. Un événement rare qui combine sport mécanique, ingénierie navale et audace italienne. L’image de cette Ferrari rouge rugissant sur l’acier d’un porte-avions risque de rester gravée dans l’histoire.

Yves Vaugrenard

Portant un regard curieux sur la stratégie médiatique, Yves s’intéresse à l’innovation en communication depuis des années. Son parcours, nourri de collaborations dans des domaines variés, lui a permis de saisir comment les marques peuvent mieux interagir avec leur public. On l’invite souvent à partager ses idées sur les nouvelles tendances médiatiques, où il apporte un éclairage concret et toujours ouvert aux évolutions du secteur.

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