Le Collectif pour le Rééquilibrage des Commissions Titre-restaurant (CoReCT) hausse le ton contre les pratiques actuelles du secteur.
Alors que les annonces gouvernementales promettent la suppression des rétro-commissions, cette mesure reste insuffisante selon l’organisation qui dénonce un marché en situation d’oligopole. Les commerçants et restaurateurs subissent des commissions des titres-restaurant jugées excessives, d’où la proposition d’un plafonnement à 2,5 % pour rétablir l’équilibre économique.
Fin annoncée des rétro-commissions : une étape appréciée mais insuffisante pour le collectif
Véronique Louwagie annonce la suppression des rétro-commissions aux entreprises, une décision saluée par le Collectif pour le Rééquilibrage des Commissions Titre-restaurant (CoReCT). Cette pratique, largement adoptée par les acteurs historiques du secteur, consistait à accorder des remises conséquentes en fin d’année, pénalisant restaurateurs et commerçants. Le collectif, qui rassemble de nouveaux entrants sur ce marché, considère ces mesures comme un premier pas nécessaire mais insuffisant pour corriger les pratiques commerciales contestées qui persistent.
- Suppression des rétro-commissions favorisant une meilleure équité
- Régulation renforcée nécessaire pour une concurrence saine
- Influence des acteurs dominants sur les conditions tarifaires
- Refonte complète des modalités de commission attendue
La transparence des tarifs jugée trop timide par le CoReCT
Le CoReCT manifeste ses réserves concernant la proposition d’une charte de bonne conduite destinée à améliorer la transparence tarifaire. Sans dispositif contraignant, ces initiatives risquent de demeurer lettre morte selon le collectif. Les membres appellent à des régulations fermes qui contraindront tous les acteurs à opérer dans une transparence absolue, éliminant les disparités tarifaires préjudiciables aux commerçants. L’absence d’un cadre contraignant compromet l’instauration d’une véritable concurrence loyale sur ce marché.
Une charte sans obligations fermes reste une simple déclaration d’intentions. Le marché des titres-restaurant nécessite des règles claires et équitables pour tous les acteurs.
Gilles Satgé, porte-parole du CoReCT
Un plafonnement à 2,5 % pour préserver l’équilibre économique du secteur
Le CoReCT préconise un plafonnement des commissions des titres-restaurant à 2,5%, mesure susceptible de diviser par deux les taux moyens actuellement appliqués par les principaux émetteurs. Cette initiative vise à alléger significativement la charge financière pesant sur les établissements de restauration. La digitalisation du titre-restaurant permet désormais d’envisager cette réduction des coûts sans compromettre l’efficacité du système, bénéficiant ainsi directement aux commerçants et restaurateurs.
Cette mesure soutiendrait particulièrement les établissements aux moyens financiers limités, leur garantissant des conditions de réception beaucoup moins onéreuses. Le plafonnement favoriserait une redistribution équitable des bénéfices, rompant avec la domination actuelle de ce marché en situation d’oligopole. L’équilibre employeurs-restaurateurs s’en trouverait renforcé, préservant l’intégrité de ce dispositif avantageux pour les salariés tout en restaurant une concurrence saine entre les différents acteurs du secteur.