Une version du tableau « Le Cri » de Munch aux enchères à New York

NEW YORK — Une version du « Cri », chef d’oeuvre du peintre norvégien Edvard Munch, sera mise aux enchères en mai à New York, où elle pourrait dépasser 80 millions de dollars, selon la maison d’enchères Sotheby’s.

 

Entre 1893 et 1910, le peintre avait réalisé quatre versions de ce tableau symbole du désespoir universel, qui montre un homme criant, les mains sur les oreilles, sur fond de ciel ensanglanté à Oslo.

Celle que Sotheby’s mettra aux enchères lors de ses ventes d’art impressionniste et moderne le 2 mai, est la seule qui soit encore possédée par un particulier. Ce pastel, réalisé en 1895, appartient depuis 70 ans à la même famille, celle de l’homme d’affaires norvégien Petter Olsen, dont le père Thomas était un voisin, ami puis protecteur de Munch.

Les trois autres versions du Cri appartiennent au musée Munch d’Oslo et à la Galerie nationale d’Oslo.

En annonçant sa mise aux enchères mardi, Sotheby’s a souligné que « Le Cri » était l’une des oeuvres les plus « reconnaissables immédiatement, dans l’histoire de l’art et la culture populaire, peut-être la deuxième après Mona Lisa ».

Edvard Munch

Le tableau, qui a fait l’objet d’innombrables livres, films et études, est « l’une des rares images qui transcendent l’art et l’histoire pour atteindre la conscience internationale », a souligné Simon Shaw, responsable du département impressionnisme et art moderne de Sotheby’s à New York.

« Il est rare que de vraies icônes arrivent sur le marché et il est donc difficile de prévoir la valeur du +Cri+. Mais les récents succès (dans la vente) de chefs d’oeuvres à Sotheby’s laissent penser que le prix pourrait dépasser 80 millions » de dollars, a-t-il ajouté.

Seules huit oeuvres ont dépassé 80 millions de dollars lors d’une vente aux enchères, selon Sotheby’s. Le record mondial est détenu par un Picasso, « Nu au plateau de sculpteur », vendu 106,4 millions de dollars en mai 2010 chez Christie’s à New York, suivi par « L’homme qui marche » de Giacometti (103,3 millions de dollars chez Sotheby’s à Londres en février 2010).

Dans son journal, le 22 janvier 1892, Munch avait ainsi expliqué son inspiration pour « Le Cri »: « Je me promenais sur un sentier avec deux amis. Le soleil se couchait. Tout à coup, le ciel est devenu rouge sang. Je me suis arrêté, épuisé, me suis appuyé sur une clôture, il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville. Mes amis ont continué, et je suis resté là, tremblant de peur. J’ai senti un cri infini qui passait à travers l’univers ».

La version prochainement mise en vente n’a jamais été montrée ni au Royaume-Uni ni aux Etats-Unis, sauf très brièvement à la National Gallery à Washington il y a longtemps, a précisé Sotheby’s.

Exposé à Londres le 13 avril prochain

La maison d’enchères a prévu de l’exposer à Londres le 13 avril, et à New York à partir du 27 avril. « J’ai vécu avec cette oeuvre toute ma vie, et son pouvoir et son énergie n’ont fait qu’augmenter avec le temps », a déclaré Petter Olsen, son propriétaire.

« Le temps est venu d’offrir au reste du monde la chance de posséder et d’apprécier ce travail remarquable », a-t-il ajouté, en expliquant que les revenus de la vente iraient à la construction d’un nouveau musée dédié à l’artiste.

Munch, né en décembre 1863, et dont le travail avait été qualifié de « dégénéré » par les nazis qui avaient retiré ses tableaux des musées allemands, est mort le 23 janvier 1944. via ©LePoint.fr et AFP

 

 

 

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