Malabar en a marre de Malabar

La marque Malabar a enterré sa mascotte blonde au profit d’un chat à lunettes.

Triste nouvelle pour les fans de la première heure. La mascotte « eighties » de Malabar, qui venait à la rescousse des enfants dans les cours de récréation, a vécu ses dernières heures. Après plus de quarante ans de bons et loyaux services, Monsieur Malabar a en effet été mis au placard par la marque, au profit d’un félin arborant une cravate et des lunettes de soleil.

La direction de la communication de Malabar s’est justifiée en expliquant que les enfants de 8 à 12 ans, les plus gros consommateurs de ses produits, n’aimaient plus l’armoire à glace blonde emblématique de la marque. Une décision « pas facile à prendre » selon une responsable interrogée par Le Post, qui rappelle que l’entreprise s’est basée sur une « étude complète ».

Une pub doucereuse.

Preuve qu’il ne s’agit pas d’un simple coup de tête, Malabar diffuse désormais un spot télévisé. On y découvre Mabulle le chat, apprenant à des enfants à faire des bulles avec leur Malabar. Pas très héroïque, en comparaison des épiques faits d’armes de Monsieur Malabar.

Malabar, version 2011 :

La nouvelle formule publicitaire de Malabar conserve toutefois une constante. Le célèbre slogan, « Quand y’en a marre, y’a Malabar », n’a en effet pas été court-circuité.

La toile réclame Monsieur Malabar

Pour le public désormais adulte, ou adolescent, Mabulle le chat ne risque pas de détrôner de sitôt le grand bodybuildé. Ainsi, sur la toile, les internautes nostalgiques n’hésitent pas à crier leur désarroi. Sur Facebook, des groupes protestent et exigent le retour de l’icône originelle de la marque.

« Franchement, c’est un peu comme si Coca Cola changeait de couleur et devenait bleu. Ca n’a pas de sens! », raille par exemple Sofie sur la page fans française de Malabar. « Ce chat, on dirait un délinquant », s’inquiète avec humour Amandine. « La retraite à 42 ans? Ok, Malabar est bien français », écrit encore Grégory.

Mabulle nuira-t-il aux chiffres de Malabar ?

Si le pied-de-nez est de mise, certains internautes semblent sincèrement préoccupés pour l’avenir de la marque. « Vous faites une grave erreur de cible commerciale, navré qu’elle puisse être fatale à la pérennité de votre activité », s’inquiète ainsi François. L’histoire n’est en tout cas pas sans rappeler celle de Grosquick, remplacé par Quicky il y a une vingtaine d’années, ou celle plus récente de Rodolphe, l’icône geek de Free, qui a pris le large il y a quelques mois. Les temps changent… ©europe1.fr

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