Jessica Harrison expose ses porcelaines tatouées à Paris

L’artiste écossaise Jessica Harrison s’expose à Paris à la Galerie LJ du 15 mai au 24 juin 2014. Ses figurines en porcelaine avaient été montrées pour la première fois en France en 2011 au Musée de l’Art Brut (Halle St Pierre) à Paris dans le cadre de l’exposition éponyme de la revue «Hey». Cette même série de sculptures a également été montrée au Museum of Art and Design à New York à l’automne 2013 dans l’exposition «Body & Soul».

Jessica-Harrison-paris-2014-7

Jessica Harrison (née en 1982) vit à Edinburgh en Écosse depuis qu’elle y a emmenagé pour étudier la sculpture en 2000 au College of Art, des études aboutissant à un PhD en sculpture soutenu en 2013 et subventionné par le Arts and Humanities Research Council.

Si le point de départ de chacune de ses séries est toujours différent, toutes prennent une suite logique dans un projet de recherche à plus grande échelle sur la «tactilité» et le corps dans la sculpture. Ses oeuvres traduisent sa fascination pour le corps humain (son mémoire de Master portait sur la mort et la dissection dans l’art contemporain britannique), l’impossibilité de ce dernier à résister à plus de 100 ans et la crainte omniprésente quant à la mortalité dans notre société. Les images que Jessica utilise sont le fruit de curiosités vues et recueillies à travers son imaginaire. C’est en prenant l’habitude de regarder la collection de céramiques de sa mère et en imaginant abattre une tête par ci, un bras par là, et ce que cela donnerait si tout se mettait à saigner, qu’elle s’est mise à transformer des figu- rines en porcelaine de bergères ou de jeunes filles un brin kitsch, en les estropiant d’un oeil, d’un organe, devenant une petite armée de morts-vivantes gores. Une autre de ses séries les plus marquantes est la fabrication de mobilier miniature à partir de peaux mortes qu’elle a collectées et tannées comme du cuir.

Jessica-Harrison-paris-2014-4

L’exposition intitulée «FLASH» en référence au tattoo flash, est une réflexion autour du tatouage en tant que modifi- cation corporelle imprimant la peau humaine (recto et verso), à partir des écrits du philosophe Michel Serres parlant de la peau comme d’une tapisserie «nouée» à la fois devant et derrière. Dans sa nouvelle série de figurines en porcelaine transformées, intitulée «The Painted Ladies», la peau des jeunes filles est intégralement recouverte de tatouages traditionnels. A travers une autre série de céramiques, plus brutes cette fois-ci, Jessica travaille l’imagerie du tatouage en reprenant ses motifs les plus symboliques en 3 dimensions (le coeur, le crâne, la rose, etc).

Galerie LJ
JESSICA HARRISON
« FLASH »
15.05 – 24.06.14
12 rue commines, 75003 Paris
01 72 38 44 47
www.jessicaharrison.co.uk

Jessica-Harrison-paris-2014-5

Jessica-Harrison-paris-2014

Jessica-Harrison-paris-2014-2

Jessica-Harrison-paris-2014-6

Commentaires

Derniers Articles

 

La saison 3 de Westworld dévoile son trailer

Ce menuisier se fabrique un meuble TV géant Nintendo Switch

Padipata : le sac de frappe interactif

Le premier festival de la coupe mulet s’est déroulé ce week-end

Il fabrique une ingénieuse lampe de chevet Game of Thrones

Le tournage du prochain OSS 117 débutera en novembre

Game of Thrones: 11 millions d’Américains ont prévu de ne pas travailler lundi

Robert Pattinson devrait incarner le prochain Batman

25 ans après, Chabat et Darmon dansent « La Carioca » à Cannes

UBER lance une option qui demande au chauffeur de se taire

Mortal Kombat : le tournage du nouveau film va commencer

Si les marques automobiles étaient des humains

LEGO lance un set impressionnant dédié à Stranger Things

Un parcours interactif Super Mario

Normandie : des policiers municipaux équipés de trottinettes

Un nouveau de « Chérie, j’ai rétréci les gosses » en préparation

Les sneakers en LEGO de Tom Yoo

Il sculpte les personnages de Game of Thrones dans l’argile

Smash Perrier: la tyrolienne de la Tour Eiffel revient !

John Wick débarque dans Fortnite

Un nouveau Matrix réalisé par les Wachowskis

Sa photo d’un grand requin blanc ressemble à l’affiche des « Dents de la Mer »

Burger King tacle les clowns des anniversaires McDonald’s

Hanoi Bikes: les livreurs en motos photographiés par Jon Enoch