« Mon Bataclan » : une BD-témoignage d’un survivant du 13 Novembre

Demain, vendredi 21 octobre 2016, Lemieux éditeur publie « Mon Bataclan » de Fred Dewilde. Un document exceptionnel. Une petite pierre pour l’histoire. Mais surtout une BD-témoignage exceptionnelle. Ce dessinateur s’est retrouvé dans la fosse du Bataclan durant deux heures le 13 novembre 2015. Dans le sang des autres. Au milieu des morts. Des souffles ralentis. Des regards vides. Au-dessous des tueurs qui commençaient à examiner ceux qui avaient bien pu réchapper à leur massacre.

Le temps des victimes n’est certainement pas celui des médias. Le CNRS qui a lancé un programme « 13 novembre » en sait quelque chose, qui recueille doucement sous la houlette de l’historien Denis Peschanski, les témoignages des uns et des autres, et suivra une cohorte de rescapés durant de longues années. Qu’un dessinateur qui se trouvait dans le vortex même de l’horreur, ait trouvé le courage de raconter coûte que coûte ce qu’il a vécu, ressenti dans ces deux heures même et tente de raisonner après le choc de l’ultraviolence est effectivement exceptionnel.

debriefing intime

monbataclan

reprendre sa vie en main

Mon Bataclan est le récit dessiné de la tragédie, Fred Dewild a concentré toute son énergie pour affronter ses propres images. Elles tiennent dans une dizaine de planches terrifiantes. Ensuite, il a posé le crayon car il ne pouvait plus raconter (pour le moment ) cet après-Bataclan. Il a préféré répondre à nos questions. C’est un debriefing intime du retour au monde des vivants qui relaie la mémoire dessinée. Quelles sont ses relations avec ses proches ? L’image de soi, le retour au travail, le statut officiel de victime, les sensations qui changent, le temps qui n’est plus le même, les fragilités souterraines et la vitalité essentielle…

Il y a les victimes du Bataclan, mais ce document déborde largement cette date et cette communauté de destins. Elle est le récit d’un homme qui se reconstruit après la tempête, qui fait comme il le peut, qui essaie de résister aux peurs et à la haine. Fred Dewild nous rappelle que les victimes survivantes ne doivent pas s’enfermer dans un statut privilégié et immobile, mais avant tout reprendre en main leur vie. C’est son combat et c’est un grand livre pour l’avenir.

Mon Bataclan. Lemieux éditeur 48 p., 15 €. Sortie le 21 octobre 2016.

via Le Parisien.

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