Chernobyl : le succès de la série dope le « dark tourism »

Début mai, HBO diffusait les épisodes de sa nouvelle série originale Chernobyl. Une mini-série sur la catastrophe nucléaire en Ukraine du 26 avril 1986 et sa gestion durant les jours suivants. Un succès immédiat qui cause des retombées inattendues sur le tourisme local.

Depuis quelques jours, les réservations de circuits sur le site de l’ancienne centrale nucléaire augmentent de 40 % et amène son lot de dérives. Des Instragrameurs envahissent maintenant les lieux en quête du cliché parfait à partager pour récolter un max de Likes. Devant une pancarte de danger nucléaire, dans un parc d’attraction contaminé, équipés de compteurs Geiger, ou en petite tenue, ils prennent la pose sur le lieu de la tragédie dans une démarche liée au « dark tourism » qui dérange.

Le créateur de la série réagit sur Twitter

Le créateur de la série, Craig Mazin a réagit sur Twitter : « C’est merveilleux que Chernobyl ait inspiré une vague de tourisme vers cette zone d’exclusion. Mais oui, j’ai vu les photos faire le tour du monde. Si vous visitez ce lieu, rappelez-vous qu’une terrible tragédie s’y est produite. Comportez-vous dans le respect en mémoire de tous ceux qui ont souffert et qui se sont sacrifiés » a-t-il écrit.

Les circuits touristiques proposent notamment de visiter la ville de Pripyat, où le temps s’est subitement arrêté il y a 33 ans. Les plus intéressés peuvent même s’approcher à quelques centaines de mètres de l’ancienne centrale nucléaire. Et les prix sont attractifs, en témoigne cette nouvelle offre de la compagnie Wowcher qui propose aux fans anglais un séjour de 2/3 nuits à £169 (190 euros) par personne.

Pour mémoire, le bilan humain de la catastrophe fait toujours débat. Le comité scientifique de l’ONU (Unscear) ne reconnaît officiellement qu’une trentaine de morts chez les opérateurs et pompiers tués par des radiations aiguës juste après l’explosion, mais selon certaines estimations le bilan se chiffre en milliers. De plus, on compte encore aujourd’hui 430 000 cas de cancers mortels à venir.

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"Es maravilloso que Chernobyl haya inspirado una ola de turismo en la Zona de Exclusión". El tuit de Craig Mazin, guionista y productor del último éxito de HBO, arranca bien. Pero la cosa se va torciendo a medida que avanza: "Pero sí, he visto las fotos".⠀ ⠀ Mazin se refiere a la polémica que ha saltado a las redes sociales en las últimas semanas, después de que varios influencers utilizaran el lugar de la tragedia como escenario para sus posados."Si lo visitáis, por favor recordad que allí ocurrió una terrible tragedia", continúa el productor, "comportaos con respeto hacia quienes sufrieron y se sacrificaron". Efectivamente, y como ya muchos constataron en el monumento a las víctimas de Auschwitz, en Instagram han empezado a proliferar imágenes, digamos, divertidas que pueden resultar tremendamente ofensivas para quienes vivieron el desastre nuclear.⠀ ⠀ No es el creador de Chernobyl el primero en constatar que la Zona de Exclusión se había convertido en poco menos que un circo para los instagramers. Pasos de ballet, posados dignos de una revista de moda, gestos de sorpresa o muecas pueblan las fotos etiquetadas en Chernóbil. "No sé vosotros, pero yo piso un sitio así y no paro de llorar en días de la impresión que me da", afirmaba una tuitera hace unos días, "no sé cómo tenéis estómago para haceros este tipo de fotos".⠀ ⠀ ⠀ #Chernobyl #Pripyat #Ukraine

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Город -призрак… а ведь когда-то был городом роз, самым «молодым» городом, средний возраст местного населения был 28- 30 лет, и городом атома, с самыми блистательными перспективами и в скоре – с самыми ужасными последствиями.☢️ ⠀ Находясь здесь смешанные мысли в голове, видишь картину: «Горе одних и радость других». ⠀ Город, который покинули больше 40ка тысяч жителей, стал родным домом для редких и исчезающих видов животных. 🦌 ⠀ В этой поездке мы встретили лошадей Пржевальского и местную знаменитость – лиса Семёна. ⠀ И видя все это понимаешь, что природе не так страшен атом, как человек… ⠀ #чернобыль #городпризрак #припять #сталкер

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