Egypte : une anamorphose géante sur 50 bâtiments

À Manshiyat Naser, banlieue dortoir du Caire, cet artiste redonne toute sa beauté à la ville et transmet un magnifique message de tolérance en peignant une anamorphose assemblée sur 50 bâtiments. Un véritable chef-d’œuvre !

L’histoire d’un peuple marginalisé

eL Seed, street artist français d’origine tunisienne vient de réaliser cette superbe fresque sur les murs de la ville de Manshiyat Naser, une petite banlieue tristement connue comme étant le dépotoir du Caire. En effet, les habitants y vivent de la collecte des déchets et sont depuis de nombreuses années marginalisés et isolés à cause de leur labeur.

Pourtant, les Zaraeeb, chrétiens orthodoxes à l’origine éleveurs de cochons (Zaraeeb signifie éleveurs de cochons) n’ont rien de repoussant. Ayant été contrainte d’abandonner l’élevage à la suite de l’abattage des troupeaux en 2009 à cause du H1N1, la communauté s’est tournée vers la collecte et le tri des déchets pour survivre. Elle a ainsi mis en place un système extrêmement bien organisé, parmi les plus efficaces du monde pour collecter les déchets et ainsi participer à la sauvegarde de la planète. Sensible à leur histoire, eL Seed a donc souhaité défendre cette communauté et lui rendre toute sa beauté.

Une anamorphose mais pas que…

L’œuvre de eL Seed est une magnifique fresque colorée dans laquelle il utilise la calligraphie arabe pour transmettre un message de paix. Au cours d’un Ted Talks, l’artiste a présenté son travail qui a nécessité près d’un an de préparation entre la conception des plans et des schémas, la mise en place des équipes et l’approvisionnement en peinture et échafaudages. L’œuvre entière est découpée en plusieurs fragments qui se révèlent en une anamorphose depuis le mont Mokattam, la montagne de la ville. D’ici, il est possible de lire les mots choisis par eL Seed, ceux d’Athanase d’Alexandrie, évêque orthodoxe du troisième siècle :

Quiconque souhaite voir la lumière du soleil, doit d’abord se frotter les yeux.

Une magnifique illustration textuelle de l’œuvre qui apparaît fragmentée depuis les rues et se révèle pleinement lorsque l’on change de point de vue.

Grâce à l’utilisation de peinture phosphorescente, eL Seed fait également briller les murs de la ville une fois la nuit tombée. On ne peut que saluer cette belle démarche artistique et engagée.

Lire aussi : Ce street artist fabrique des nichoirs à oiseaux en ville

 

 

 

Commentaires

Derniers Articles

 

Ses animations « néon » cartonnent sur Instagram

Dans cet aéroport, la reconnaissance faciale guide les voyageurs

Un jeu vidéo sur Gollum en préparation

Apple TV+ : Apple dévoile son service pour concurrencer Netflix

Des Crocs version punk

Un hôtel Trivial Pursuit où votre confort est basé sur votre culture générale

Cet illustrateur donne vie à des animaux géants

Il dessine les héros de la pop culture en version Crados

Le film « L’Auberge Espagnole » va être adapté en série

« La Jeune Fille à la perle » avec des touches de claviers recyclés

Zac Efron et Amanda Seyfried seront dans le prochain film Scooby-Doo

Un supermarché propose des caddies spéciaux pour célibataires

Vans lance une collection de sneakers David Bowie

Emilia Clarke a failli mourir d’un AVC après la saison 1 de Game of Thrones

Les Chevaliers du Zodiaque : un nouveau trailer pour la série Netflix

Ses nunchakus sont dignes de Star Wars

Dora l’exploratrice : le film dévoile sa bande-annonce

Les Marcheurs Blancs de Game of Thrones dans les rues de Lille

21 Buttons, le nouveau réseau social de mode qui fait fureur

Un professeur transforme son observatoire en R2-D2

Un jeu vidéo Peaky Blinders sortira en 2020

Le Coroner : la série Youtube qui analyse les morts célèbres du cinéma

Des peintures classiques revisitées version pop culture

Under : le premier restaurant sous-marin d’Europe ouvre ses portes