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50 photos de la Libération de Paris se fondent dans le présent

La libération de Paris a eu lieu du 19 au 25 août 1944. Cet épisode met fin à quatre années d’occupation de la capitale française. À l’occasion du 70ème anniversaire de la libération de Paris, j’ai décidé de me plonger dans cette fin du mois d’août 1944 pour réaliser cet avant-après de certains lieux de cet évenement qui marque Paris à jamais. J’ai cherché des clichés d’époque dans de vieux livres, des magazines, ainsi que sur eBay où de nombreux documents apparaissent. Ce fut une expérience assez émouvante, une sorte de prise de conscience de cet événement historique. Imaginer le courage de ces hommes et de ces femmes de tous âges, tous et toutes gagnés par cette soif infinie de liberté enfin à portée de main. Difficile en cette année 2014 de se projeter dans la peau d’un jeune parisien de cette époque. Qu’aurais-je fait ? Impossible à dire tant les émotions devaient être à leur paroxysme. Photos en mains et appareil photo sur l’épaule,  j’ai donc sillonné Paris à la recherche des endroits photographiés 70 ans plutôt par des anonymes et des grands photographes comme Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Roger-Viollet ou encore Robert Capa. Voici mes 50 photos accompagnées de quelques citations des paroles de la chanson « Paris en colère » (1966) de M.Mathieu. Textes et Photos couleurs : Julien Knez.

LA BATAILLE DE PARIS : 19 – 24 AOÛT 1944

PLACE SAINT-MICHEL. 19 août 1944. Les premiers combats de l’insurrection débutent. Parisiens et parisiennes de tous âges dressent des barricades avec les moyens du bord. À côté de la fontaine Saint-Michel, des jeunes d’une vingtaine d’années soulèvent le bitume devant l’objectif de Robert Doisneau encore méconnu. Certains diront plus tard que l’effervescence était telle que personne ne dormait.

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PLACE ST MICHEL. La barricade de la rue de la Huchette devant  la librairie Gibert Jeune d’aujourd’hui.

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RUE DE LA HUCHETTE. Nous sommes de l’autre côté de la rue, face à Notre-Dame au célèbre « fortin de la Huchette » qui protégeait les abords de la Préfecture de Police. Cette dernière avait donné le signal de l’insurrection le 19 août 1944. Les parisiens en armes posent devant l’objectif de Robert Doisneau. Une barricade célèbre et photogénique qui servit essentiellement comme poste de secours.

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Madame Briant (ci-dessous), boulangère du Quartier Latin sur le « Fortin de la Huchette » avec son casque piqué à un allemand. Une plaque commémorative témoigne que trois combattants ont été tués dans ce secteur.

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BELLEVILLE. « Chacun sa grenade, son fusil rouillé, son couteau ou ses mains nues ». Partout on descend dans la rue comme le chantait Mireille Mathieu en 1966 avec le titre « Paris en colère ».

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BOULEVARD MAGENTA. 21 août 1944. Les riverains couvrent de fleurs l’épave d’une traction-avant mitraillée par une patrouille allemande. La voiture transportant des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) est venue percuter le rideau de fer d’un magasin au 130 boulevard Magenta près de la gare du Nord. 5 français perdront la vie à cet endroit, trois autres seront grièvement blessés. Trois plaques commémoratives rendent hommage à ces hommes tombés pour la France. Photo Roger-Viollet.

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PONT-NEUF. 23 août 1944. Barricade sur le Pont-Neuf photographiée par Roger-Viollet.

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QUAI DE CONTI. On pose fièrement derrière les sacs de sable à l’entrée de la rue Guénégaud près du Pont-Neuf.

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PRÉFECTURE DE POLICE. À deux pas de Notre-Dame et de la Place St Michel, FFI , policiers et parisiens se préparent à combattre et posent pour le photographe.

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PRÈFECTURE DE POLICE. Boulevard du Palais. Devant la Préfecture de Police, premier bastion de la Résistance, on récupère un canon mitrailleur que l’on pointe en direction du Pont-au-Change (Châtelet).

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RUE DU MAIL. Au coeur du IIème, des FFI posent devant un véhicule pris aux allemands au 29 rue du Mail. Photo Jean Roubier.

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RUE RODIER. Jeunes et vieux mettent la main à la pâte pour monter une barricade à l’angle de la rue de la Tour d’Auvergne (9e).

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PLACE SAINT-MICHEL. 23 août 1944. La bataille fait rage dans les rues du quartier Latin, un véhicule brûle à côté de la fontaine Saint-Michel devant l’objectif de Robert Doisneau.

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PLACE DE LA BASTILLE. Des infirmiers improvisent un poste de secours dans une bouche de métro pour soigner les blessés des combats de rues.

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“La libération de Paris a revêtu un caractère qui la marquera dans l’histoire de la France, comme une sorte de chef-d’oeuvre complet et même, j’ose le dire, de réussite quelque peu merveilleuse ».

Général de GAULLE.

25 et 26 AOÛT 1944 : LA REDDITION

RUE DE CASTIGLIONE. 25 août 1944. Des soldats allemands sont arrêtés par les américains et des F.F.I près des Tuileries et à deux pas de l’hôtel Meurice qui servait à la fois de quartier général aux forces d’occupation Allemandes, et de logement de fonction pour le général Von Choltitz. (2ème photo par Marcel Cerf).

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RUE DE RIVOLI. 25 août 1944. Près du Louvre. On tire des toits, sur la foule, et sur les américains près de la statue de Jeanne d’Arc ! Photo de Roger-Viollet.

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Photo au centre de 1944 par ©Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne).

RUE DE RIVOLI. Quelques impacts de balles restent toujours visibles aujourd’hui, ci-dessous sur une façade de la rue Saint-Florentin au bout de la rue de Rivoli, théâtre de violents combats.

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PLACE DE LA RÉPUBLIQUE. Des Parisiens se protégeant des tirs de collaborateurs ou d’allemands isolés. Photo : Roger-Viollet.

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PLACE DE L’OPÉRA. 25 août 1944. Le général allemand Von Choltitz (gouverneur de Paris) se rend au soldat espagnol Antonio González de la compagnie La Nueve de la 2e division blindée. Il est conduit à la Préfecture de Police de Paris où il capitule devant le général Leclerc. Photo : Roger-Viollet.

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MUSÉE D’ORSAY. Une traction des F.F.I sur le quai des Tuileries surveille  les toits de Paris où des tireurs isolés (allemands et collabos) sèment la panique.

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SÉNAT. Le Palais du Sénat est libéré en fin d’après-midi le 25 août 1944 par l’action conjuguée de la 2ème DB et des FFI. Il est trouvé dans un état indescriptible de désordre et de déprédations intérieures, indépendamment des conséquences des combats eux-mêmes pour les extérieurs. Photo Roger-Viollet.

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PLACE DE LA CONCORDE. Les passants inspectent l’épave d’un tank allemand devant l’entrée du jardin des Tuileries.

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BOULEVARD SAINT-MICHEL. 25 août 1944. LA 2e division blindée du général Leclerc roule sur le boulevard St Michel (ici devant la Sorbonne).

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RUE DE CASTIGLIONE. Deux parisiennes (puis un jeune garçon) prennent la pose aux côtés de deux américains sur un tank allemand.

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TOUR EIFFEL. Des prisonniers allemands déplacés sur des véhicules américains sont conspués par la foule.

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PALAIS DU LOUVRE. Prisonniers allemands à l’extérieur du palais du Louvre (cour Carrée). Photo : Henri Cartier-Bresson.

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HÔTEL DE VILLE. Deux camarades français se retrouvent sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Photo Albert Séeberger.

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HÔTEL DE VILLE. On lève le poing de la victoire aux fenêtres de l’Hôtel de Ville. L’ennemi est en fuite !

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HÔTEL DE VILLE. 25 août 1944. Au premier étage de l’Hôtel de Ville aux environ de 19h15, une silhouette apparaît. Les Parisiens, pour la première fois, découvrent le général de Gaulle.

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“Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! ».

Général de GAULLE.


PLACE DE L’OPÉRA 25 août 1944. Jeep américaine devant l’Opéra de Paris. Photo : André Zucca.

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PLACE DU CHÂTELET. Soldats américains en Jeep face au théâtre de la Ville immortalisés par Roger-Viollet.

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PLACE DE LA CONCORDE. 26 août 1944. On fête la victoire !

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PLACE DE LA CONCORDE. 26 août 1944. Alors que le défilé de la victoire s’achève sur les Champs-Elysées, quelques coups de feu claquent, venant des toits. La foule s’abrite comme elle peut d’un ennemi invisible.

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Des impacts de balles sont toujours visibles aujourd’hui à la sortie de la station de métro « Concorde ».

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RUE DE RIVOLI. Un blindé des libérateurs (ici devant le magasin H&M et Heyraud) près du Châtelet.

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CHAMPS-ELYSÉES. 26 août 1944. Le général de Gaulle précédé par quatre chars de la 2e D.B. descend à pied les Champs-Elysées. Paris est en fête.

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CHAMPS-ELYSÉES. 26 août 1944. Les parisiens acclament le général de Gaulle et les libérateurs qui défilent sur les Champs-Elysées. Photo : Robert Capa.

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CHAMPS-ELYSÉES. 26 août 1944. Photo de Robert Capa pendant le défilé.

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CAFÉ GEORGE V. Soldats américains et parisiens, sur la terrasse du célèbre café des Champs-Élysées, trinquent ensemble à la victoire.

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NOTRE-DAME. Fin août, début septembre 1944. DCA américaine pour contrer un éventuel bombardement.

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NOTRE-DAME. 25 août 1944. Sur le parvis de Notre-Dame. Photo Gaston Paris / Roger-Viollet.

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NOTRE-DAME DE PARIS. 25 août 1944. La 2eme D.B. du Général Leclerc et les américains fêtent la victoire.

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AVENUE MOZART. Dans le XVIe arrondissement de Paris. Des enfants jouent aux soldats sur l’épave d’un véhicule militaire allemand (une VW 82 Kübelwagen).

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PLACE DE LA CONCORDE. Yves Montand sur le tournage de « Paris brûle-t-il ? » (Is Paris Burning?) un superbe film franco-américain de 1966, réalisé par René Clément.

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JARDIN DES TUILERIES. Paris est libre. « Amour et barbelés », photographie de Robert Doisneau en 1944.

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“Paris se bat et se libère. Précise et vivante la photo évoque à coups d’images héroïques, l’insurrection, la moderne chanson des F.F.I. de Paris, des Parisiens et de la division LECLERC. Visages de chefs et de héros anonymes, tous entrent dans l’histoire de la capitale qui a su résister, se battre et vaincre. »

Colonel ROL TANGUY. Commandant des F.F.I. de l’Ile de France.

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© Photos de 1944 : Roger-Viollet, Robert Doisneau, Robert Capa, André Zucca, Jean Roubier, Henri Cartier-Bresson, Gaston Paris, Albert Séeberger… Sources documents : eBay, Paris Match n°2362 de 1994, Livre « Libération de Paris » daté de 1944. Livre « Barricades »Editions Occident. Livre « Au coeur de la Libération de Paris » Éditions Sociales. Et aussi Parisenimages.fr, ebay.fr, prefecturedepolice.interieur.gouv.fr…


 

 

 

 

Commentaires
52 Responses to “50 photos de la Libération de Paris se fondent dans le présent”
  1. Miguel Bernal dit :

    Ce travaille est super génial. J’aime des photos.

  2. Jeep2DB dit :

    Superbe travail +++++ Bravo

  3. Anonyme dit :

    Franchement, chapeau. Une bonne claque.

  4. eduardo martinez dit :

    Great photo report Julien, but generally muted role of Company « Nine » -
    Armoured Division Leclerc in this historic event. Were the first to
    liberate Paris and occupy strategic locations, keeping heavy fighting
    with the Nazi army. Most of the company « Nine » were Spaniards Republicans.
    A memory for them.

    • Bertrand dit :

      Bonsoir,
      Superbe travail, la juxtaposition est très originale et surtout très réussie !
      Connait-on le nom de l’officier allemand arrêté rue de CASTIGLIONE ? Je possède cette photo et j’aurais voulu avoir plus de renseignements dessus.
      J’ai d’autres photos de Paris (provenant de l’Agence LAPI) je peux vous les scanner si vous le désirez.
      Merci d’avance.

    • MP dit :

      Sorry to burst your bubble, but the 2nd free french armored division, or 2ème DB, actually sent several of its combat commands through Paris to seize control of the occupied city strong points. The whole RMT (Regiment de Marche du Tchad) was involved in this operation, each of its three battalion being attached to every combat command.The RMT was composed of twelve coys, including the 9th (attached to the 3rd battalion). Therefore, ¨Paris wasn’t liberated nor hold free by a single armored infantry company, be it mostly made of former men from the spanish republican army, but by a whole armored division.

      Its commander, Philippe Leclerc de Hautecloque, alias Leclarc, a deeply religious catholic officer of rural aristocratic backgrounds, may have not had sympathetic feelings for the republicans during the civil war. He did his job with what he had on hand, from communists to former men and officers of the Vichy armistice army.

  5. Maria Esther dit :

    Maravilhoso Trabalho.
    Obrigada

  6. fab dit :

    Tout simplement superbe , je suis en admiration sur le travail éfféctué afin de retrouver les lieux et fondre les photos d’epoque dans le présent , fabuleux , génial , magnifique ceci mérite une publication , encore bravo .

  7. mesquida dit :

    Bravo Julien…Le soldat espagnol de Choltiz s’appelée -semble-t-il- Gutierrez , et non Gonzalez-.
    Saludos, hombre,

  8. Eric dit :

    Remarquable travail.
    Nous avons souvent plus l’habitude des photos « passé-présent » présentées côte-à-côte notamment sur les ouvrages consacrés à l’évolution des quartiers de Paris; ici le résultat de vos recherches et de vos inscrustations est spectaculaire.

  9. Morgan dit :

    Joli travail Julien, Malheureusement Paris a encore bien changé depuis toutes ces années.

  10. Dalton Guilherme Baptista dit :

    Maravilhoso o seu trabalho. Parabéns por sua investigação histórica e que esta marcas não sejam jamais esquecidas para que nunca mais aconteçam.

  11. fuset dit :

    PARIS ES Y SERA CAPITAL DEL MUNDO

  12. Béa dit :

    Je suis époustouflée par l’idée et sa mise en oeuvre : bravo Julien!

  13. Chouette dit :

    Quel beau travail, le résultat est magnifique. J’en redemande. Continuez comme ça Julien, vous êtes un amateur très « pro » !
    Merci.

  14. Clare dit :

    Fantastiqué.

    I would buy a book of these photos if you ever publish one.

  15. Jos dit :

    Excellent.

  16. Jean-Claude dit :

    « Soldats francais »… c’est une blague? La honte pour ce pays collaborateur. Comme si d’autres pays n’avaient pas de « Resistance »…
    God bless the United States of America and its allies who never gave up saving Europe.

    • Christophe Lecesseau dit :

      Oui, exactement. La France a une mémoire de l’histoire très sélective. La vérité c’est que sans les États Unis et les alliés qui eux ont tout donné pour notre pays et notre mode de vie, nous n’aurions pas de liberté. Les États Unis et le Royaume Unis n’auraient jamais abandonné ou collaboré. Encore aujourd’hui la France n’arrive pas a accepter ces faits. Comme vous dites, les français adorent parler de leur ‘Résistance’ mais la vérité c’est que les France était allemande. Que cela ne s’oublie pas.

      • MP dit :

        De façon pourtant surprenante, l’entrée en guerre des USA découle de la déclaration de guerre qui leur été faite par le IIIème Reich après l’attaque sur Pearl-Harbour.

        Il faut supposer que jusqu’en Décembre 1941, la menace posée par le IIIème Reich sur le « mode de vie » et la liberté de toute une partie de l’Europe occidentale n’avait pas encore effleuré les USA, sans quoi ces derniers seraient entrés en guerre en 1939.

        De façon également surprenante, le régime de Vichy a été reconnu officiellement par les USA, et l’URSS, qui y ont d’ailleurs entretenu une représentation diplomatique.
        A propos d’oubli, on pourrait aussi relever la situation d’allié du IIIème Reich de l’Italie, les collaborations belges, scandinaves, néerlandaises, etc…mais comme vous le dites si justement, l’Histoire est sélective…au moins autant que ce que votre intelligence a retenu du problème.

    • nicolopoulos dit :

      « Les cons ça ose tout c’est même à ça qu’on les reconnait » toi on te reconnait à coup sur même sans ça.

  17. Noa dit :

    Magnifique travail ! Merci pour cet émouvant partage.

  18. Beatriz Mendoza dit :

    Merci, c’est un travaille extraordinaire, je suis mexicaine et J’adore Paris! des photos formidables!

  19. quelqu'un dit :

    c’est franchement manifique

  20. Duran Floréal dit :

    Je rejoins tout à fait ce qu’a dit un internaute à propos des sénégalais. La division Leclerc était constituée d’espagnols, d’italiens, africains, polonais, etc. Il a fallu attendre le 50ème anniversaire de la libération de Paris pour que le grand public le découvre. On a occulté des pans entier de l’histoire. Mon père est un républicain espagnol qui s’est exilé en 39 en France dans des conditions qui n’honorent pas la France. Il a combattu contre les allemands, a été fait prisonnier mais s’est échappé

    Je vais vous surprendre, ici même pas une carte d’ancien combattant. Par contre le gouvernement allemand lui a versé une indemnisation de 1 MF du fait qu’il avait été fait prisonnier. Cherchez l’erreur… Le devoir de mémoire exige qu’on dise la vérité, toute la vérité. Mon père qui a aujourd’hui 104 ans m’a souvent parlé des tirailleurs sénégalais, des maliens, des maghrébins, des malgaches, des indochinois qui combattaient à ses côtés. Il m’a aussi parlé des officiers ou sous officiers français qui se planquaient ou fuyaient en volant des vélos dans des fermes notamment dans des combats qui faisaient rage en Rhône Alpes.

    Seuls les résistants français ont fait preuve de courage, surtout beaucoup de jeunes. Pour ce qui est de la hiérarchie militaire, il y aurait sans doute beaucoup à dire. Quelques grands noms se détachent : Leclerc, Jean Moulin, De Hautecloque…

    Mireille Mathieu qui chante ce qu’on lui dicte devrait donner une autre version de sa chanson, plus conforme à la réalité Cela l’honorerait mais je doute que cette sarkozyste ait suffisamment le sens du recul et de l’histoire pour se remettre en question.

    Ah j’oubliais ! Les photos sont belles et le montage intéressant; Dommage que ce que je viens d’écrire ne trouve aucune illustration mais vous n’y êtes sans doute pour rien. On a l’impression, que déjà, on faisait la part belle aux américains.

    • Paul Crespeux dit :

      Quand je pense à cette période de l’histoire, j’ai honte d’être français. La vérité est que nous avons abandonné rapidement, nous avons collaboré et nous nions le fait que tout ce qu’on a aujourd’hui, note mode de vie et notre liberté, nous devons aux États Unis/Royaume Uni et autres alliés qui eux n’auraient jamais abandonné. Nous glorifions notre ‘Résistance courageuse’ mais nous ne somme pas le seul pays à avoir résisté. La vérité est que notre résistance était minimale comparé à ce qu’elle aurait dû être. Même aujourd’hui on nie ces faits. La France ne peut oublier ce que d’autres ont sacrifié pour elle, et arrêter de faire semblant que la Résistance à fait ce qu’elle devait. Une grande partie du pays est resté assis sur son cul dans un pays occupé par les Nazis.

      • MP dit :

        Tout à fait d’accord avec vous, même si les belges, les néerlandais, les suisses, les scandinaves, les polonais, les tchèques etc…ne sont pas moins « restés sur leur cul » que nous autres, abominables « franchouillards », sans parler des pays européens directement amis et/ou alliés du IIIème Reich (Espagne, Italie, Roumanie, Hongrie, Norvège, Finlande, etc…) il n’en est pas moins vrai que nous aurions pu résister à la wehrmacht, comme les les britanniques, par exemple, qui ne sont rendus, ni aux bombardiers, ni aux V1 et V2, ni aux sous-marins allemands, sans parler des américains, qui ne sont rendus ni aux japonais, ni aux allemands…à cinq mille kilomètres de leur cotes.
        Bien sûr, un nationaliste étroit pourrait s’incliner avec respect pour les 100 000 morts militaires de la campagne de France et de l’exode, sur les 30 000 morts de la répression allemande et vichyste, et d’une façon générale, au 500 000 victimes civiles et militaires que la France déplore dans ce conflit entre 1940 et 1945, dont 300 000 par bombardement, mais 500 000 morts en quatre ans, qu’est-ce, pour un pays de 40 millions d’habitants ?
        Les USA, eux, avec leur 130 millions d’habitants, ont subi 120 000 tués…militaires, parce que les tués civils, ils n’en ont pas eu beaucoup, forcément…ils n’étaient pas « assis sur leur cul », eux.

  21. Claire dit :

    Tres bien fait ! Merci.

  22. Claire dit :

    Très bien fait et curieux

  23. Valérie dit :

    Un reportage photographique ingénieux et passionnant. Merci.

  24. MBALLA dit :

    Je trouve assez curieux de ne pas voir ne serait-ce qu’un seul visage de  » Tirailleurs Sénégalais » qui ont participé à la libération de Paris. Je me suis laissé dire que le Général de Gaulle avait donné instruction qu’ils soient tous parqués à Fontainebleau afin que le monde entier ne sache pas que des noirs avaient participés à la libération de Paris! La falsification de l’histoire fait toujours le lit du révisionnisme. Mon souhait est que la France arrête d’avoir une mémoire sélective une fois pour toute et arrête de construire sur du faux.

    • Julien dit :

      Oui c’est vrai j’ai cherché des photos des Tirailleurs Sénégalais, il y en a sur internet mais impossible de dire où elles ont été prises et donc difficile pour moi de retrouver les endroits précis dans Paris de ces photos pour ensuite faire mes montages (avant-après). Désolé mais c’est vrai que cela manque vraiment, je suis d’accord. Si vous m’en trouver une avec l’endroit précis (Opéra, Concorde, Notre-Dame…) je l »a réaliserait avec plaisir ;)

    • Baba dit :

      Oui enfin il vous faudrait peut être accuser les responsables plutôt que leurs exécutants contraints. De Gaulle n’a eu le droit de rentrer à paris comme liberateur qu’à la condition d’utiliser une unité « blanche ».

    • Duran Floréal dit :

      Vous avez raison Mballa, voir mon commentaire.

    • MP dit :

      L’armée américaine avait exigé que les troupes noires sous le commandement de Leclerc soit exclues des effectifs de la « colonne Leclerc » quand celle-ci a été transformée en division blindée sur le modèle des unités US en 1943.
      J’admire tout de même votre abnégation de vivre dans un pays peuplés majoritairement de blancs esclavagistes et qui admirent généralement un individu qui a fait parquer des noirs à Fontainebleau.
      Sinon, si la France n’avait pas eu d’empire colonial en 1943, les forces françaises n’auraient pas pu s’y regrouper et bénéficier des moyens logistiques et humains disponibles dans cet empire.
      Mais peu importe, nul doute que les volontaires sénégalais, algériens et marocains se seraient quand même présentés par centaines de milliers à Londres pour combattre les « blancs » nazis et pour combattre leur doctrine raciale qui faisait naturellement horreur à l’Afrique toute entière.

  25. Greg dit :

    c’est tous juste sympa, c’est du vu et re-vu , les angles sont mauvais , et l’histoire de la main qui tiens la photo est mal fait . désolé c’est très amateur , après vous avez la chance d’avoir golem13 comme levier profitez …

    • Claude dit :

      Tiens un Schtroumpf grognon

    • Bistouquette dit :

      Juste un frustré jaloux qui n’a rien fait de talentueux…

    • Julien dit :

      Oui c’est très « amateur » car j’en suis un. Je ne jamais affirmé que j’étais un pro de la photo, c’est juste une démarche perso amateur oui ;)

      • chan dit :

        Julien, ne vous donnez pas cette peine de répondre à ces personnes détestables qui ne savent pas reconnaitre le travail accompli et qui n’ont que le seul mérite de critiquer. Car enfin, ce sont de longues heures de prises de vue, de montage non ? Du beau travail, très belle idée, merci d’avoir partagé !

      • G-ronimo dit :

        nous n’avez rien à envier à un photographe pro, votre travail est de grande qualité !
        pas si simple de rassembler des vues ayant 70 années de décalage, sachant que beaucoup de bâtiments ont été modifié voir reconstruit depuis…hein Greg ! faudrait peut être prendre ce paramètre en compte avant de l’ouvrir pour dire que les angles sont mauvais et déverser votre fiel !

    • AlexR dit :

      Bonne réaction Julien.
      Même si un ou deux angles ne sont pas parfaits (le pont Neuf par exemple), il faut aussi prendre en compte que l’architecture parisienne a également évolué.
      Certains angles ne sont plus reproductibles.

      La seule chose « amateur » que j’ai vu ici est votre orthographe tout juste approximative Greg

    • christophe dit :

      Quel commentaire blessant, stupide et inutile. C’est votre âge, votre activité professionnelle ou simplement votre caractère qui vous ont rendu aussi aigri a ce stade? Partagez donc avec nous vos réussites et vos passions, que l’on découvre peut être un meilleur cote de votre personnalité (si vous en avez un)

      Bravo Julien, j’ai atterri sur ce travail via un site américain. Je vis à Los Angeles et cela m’a fait plaisir de revoir Paris sous cet angle. Je suis parti créer mon entreprise aux USA il y a plus de 10 ans (il y avait trop de types comme Greg dans mon entourage professionnel). Cela m’a réussi. Bonne chance dans tout ce que tu entreprends.

      Christophe

    • Krakoukass dit :

      troll spotted !!!
      don’t feed the troll !!!

    • Tony dit :

      In America we have a word for people like you: « hater. » I think « dick » would be better.

    • fab dit :

      je respecte votre avis mais comme vous le dites vous même c’est …..amateur , puisque c’est un amateur , si vous vous permettez de jujer c’est que vous avez vous même trouvez un interet à ses montages , je serais curieux de voir votre travail car lorsque on se permet de critiquer et jujer le travail de quelqu’un c’est que l’on est meilleur ou connu , pourquoi pas nous montrer ce que vous savez faire ?

      • fab dit :

        c’été pour le fameux Greg bien entendu , Ceci afin de vous rassurer Julien , pour ma part j’ai énormémet apprécié votre travail , encore bravo .

  26. Guillaume dit :

    Superbe, beau travail, félicitations!

  27. Pierrick U dit :

    Du travail de pro!
    Bravo, du sens et surtout beaucoup de qualité dans la mise en valeur des clichés. De toutes les tentatives de comparaison entre des images anciennes et actuelles, vous avez réalisé le meilleur travail qu’il m’a été donné de voir. Cela va m’inspirer pour mes travaux futurs.

  28. Anonyme dit :

    bravo belle presantation jel’ai vaicu a grenoble j avais 9 ans avec un avion allemand qui nous a mitrailler pendant que l’on aplaudisser les chars des liberateurr

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